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Géosciences Rennes
UMR 6118
Université de Rennes1
Campus de Beaulieu
35042 Rennes Cedex

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Accueil du site > Français > Recherche > Le rapport d’activités 2002-2005 > Services d’observation et bases de données

Services d’observation et bases de données

2002 marque une rupture dans la manière dont les équipes de Géosciences Rennes ont abordé l’observation des phénomènes naturels. Il existe maintenant une réelle logique d’observatoire, dont le projet emblématique est l’ORE H+, l’un des observatoires majeurs de la division SIC de l’INSU, dont la responsabilité incombe au CAREN et àl’équipe Transferts de Géosciences Rennes. Les équipes de Géosciences RENNES sont partenaires àpart entière de plusieurs autres ORE et développent de nouveaux services d’observation financés par des actions régionales. En parallèle des tâches d’observation, les chercheurs de Géosciences Rennes ont développé plusieurs bases de données, ou de métadonnées, qui sont devenus des outils puissants de recherche.



1. LES SERVICES D’OBSERVATION PILOTES PAR LE CAREN

L’Observatoire de Recherche en Environnement H+ L’ORE H+ fait actuellement partie des 5 services d’observation labellisés, soutenus par la division SIC de l’INSU.

Missions

La mission première de l’observatoire H+ est de maintenir et de coordonner un réseau de sites expérimentaux capables de fournir des données pertinentes - y inclus des chroniques ou expériences long terme - pour la caractérisation, la quantification et la modélisation des transferts d’eau, d’éléments et d’énergie dans les aquifères souterrains. Cet outil expérimental performant est construit avec la plus grande exigence scientifique pour en faire un réel outil de recherche fondamentale de niveau international. Il permet de fédérer et de dynamiser les recherches en hydrogéologie au niveau national et, àterme, européen.

Des objectifs scientifiques spécifiques et complémentaires sont définis en fonction des sites instrumentés : l’impact de l’exploitation sur le cycle de l’eau (Ploemeur), le couplage entre la matrice poreuse et les structures fortement localisées (fractures ou karsts) (S.E.H. Poitiers), la prédiction et son incertitude sur des systèmes plurikilométriques (Cadarache), les intrusions salines (site de Campos àMajorque, Espagne), et les couplages fluides/failles (site de Corinthe, Grèce). Le couplage mesures/théories/modèles est une mission fondamentale de l’observatoire H+ ; la modélisation, àquel niveau qu’elle soit, est un outil indispensable àla prédiction. L’observatoire a pour vocation de créer un lien pérenne entre les équipes de recherche intéressées par les aspects théoriques, numériques ou expérimentaux des transferts en milieu hétérogène.

L’observatoire H+ a aussi pour mission d’établir un partenariat entre la recherche fondamentale, la formation et les acteurs opérationnels. C’est déjàle cas pour l’un des sites (PlÅ“meur) dont le maître d’Å“uvre est la régie municipale. Des actions de formation seront prévues sur l’exploitation de la ressource et la prévention des risques environnementaux

Composantes de l’ORE

L’observatoire H+ est articulé autour de 5 éléments.

1. Les sites hydrogéologiques. C’est le cÅ“ur de l’observatoire avec, actuellement, 3 sites complémentaires en termes de milieu géologique, d’exploitation, et d’objectifs de recherche : Ploemeur (site exploité dans un granite fracturé), le S.E.H. de Poitiers, le centre CEA de Cadarache, le site de Campos àMajorque, et le laboratoire de recherche de Corinthe. Tous sont des aquifères extrêmement hétérogènes, poreux et fracturés. Ces sites sont déjàou seront fortement instrumentés pour permettre la réalisation d’expériences de longue durée et/ou pour documenter les constantes de temps des évolutions du milieu. Ils sont tous potentiellement des références internationales en termes d’expérimentation hydrogéologiques. Chaque site est sous la responsabilité d’une équipe ; H+ permet de développer les expérimentations, d’assurer la cohérence des protocoles, de contribuer au fonctionnement sur la durée, de mettre en réseau les données et les instruments, et d’assurer leur mise àdisposition auprès de la communauté scientifique nationale.


Bloc diagramme schématique du site de Ploemeur avec l’emplacement des différents forages


2. Les sites expérimentaux. Moins instrumentés, ils se trouvent souvent àproximité des laboratoires de recherche. Leur fonction est de tester et valider les développements technologiques et/ou les procédures expérimentales ; ils sont aussi utilisés pour l’enseignement. Les deux principaux sites sont le Centre d’Etude et d’Enseignement de Lavalette (Montpellier) et le site du campus de Beaulieu (Rennes).

3. La base de données et le site web. La base de données est cÅ“ur du dispositif et doit pouvoir répondre àl’objectif de l’observatoire qui est àla fois d’accumuler une masse d’informations sur des objets complexes, et permettre leur exploitation dans le cadre de modélisations prédictives. Le développement de la base a nécessité une réflexion globale sur la structure des données potentiellement mobilisables autour d’un site. Le projet a été coordonné par J. Bodin (U. Poitiers), J.R. de Dreuzy (CNRS Rennes), Stéphanie Gautier (U. Montpellier) et le GIS Medias France (Toulouse).

Le site web d’ H+ (http://hplus.ore.fr/) permet d’obtenir des informations générales sur le projet, d’accéder àla base, et de faire une première valorisation des données. Il est développé dans un format interactif - SPIP - qui permet àchaque équipe de contribuer d’une manière simple et dynamique.


Evolution de la concentration en nitrate (NO3), sulfate (SO4) et Chlorures (Cl) sur le site de Ploemeur depuis le début du pompage d’exploitation


4. Les outils d’observation, de mesures et d’expérimentation. La capacité àobtenir des informations pertinentes sur la structure du milieu et les flux est un élément clé de la réussite de H+. La mise en commun d’outils performants et le développement de nouveaux outils font donc partie intégrante de l’observatoire. Ces principes sont valables pour les données statiques, physiques ou chimiques, les chroniques et l’expérimentation. Les équipes d’H+ ont acquis un matériel hydrogéologique, géophysique, et géochimique important, disponible sur demande ; certaines développent de nouvelles sondes pour mesurer les vitesses d’écoulement, dater l’eau, faire des essais de traçage locaux, réaliser des profils multi-mesures, etc.

5. Les rencontres de H+. Les rencontres entre partenaires permettent de discuter tous les aspects du développement des sites (mesures, instrumentations, expérimentations, base de données, ..), mais aussi d’aspects scientifiques plus fondamentaux et notamment le lien entre données et modèles. C’est aussi l’occasion de faire le lien avec des partenaires scientifiques. 8 rencontres de 2 jours en moyenne ont été organisées depuis 2002.

Organisation de l’ORE et partenariat scientifique La direction de l’ORE est assurée par Philippe Davy (Rennes, responsable scientifique), assisté par les responsables de site : Olivier Bour (site de Ploemeur), Gilles Porel (S.E.H. Poitiers), Philippe Gouze (Cadarache et Majorque), et François Cornet (site de Corinthe). La structure responsable et gestionnaire est le CAREN. A partir du 1er janvier 2007, Tanguy Le Borgne, recruté dans le corps des observateurs (CNAP), assurera la responsabilité technique de l’ORE.

Equipes impliquées : IFR CAREN / UMR Géosciences Rennes, UMR HYDRASA Poitiers, FR ISTEEM Montpellier, l’IPG Paris
Partenaires institutionnels : CNRS, Université de Rennes I, Université de Poitiers, Région Poitou-Charentes, Université de Montpellier II, CEA Cadarache, Régie municipale de Ploemeur
Collaborations scientifiques : Universités de Strasbourg, Toulouse, Brest, Paris 6, Paris 7, IPG Paris, IFP Rueil-Malmaison, Ecole Supérieure de Géomètre et Topographes du Mans, BRGM, IRSN, SHOM, Universités de Birmingham, Edimbourg et Leeds (R.U.), Université du Maine (U.S.A.), Université d’Oviedo et Université Polytechnique de Catalogne (Espagne), ETH Zürich (Suisse), Institut Weizmann (Israë l), ...

Contribution de Géosciences Rennes et du CAREN àl’ORE H+ Géosciences Rennes et le CAREN assurent la responsabilité scientifique et administrative de l’ORE H+, le développement et la maintenance de la base de données, les développements techniques autour des projets de datation des eaux et de la sonde de vitesse, et la responsabilité du site de Ploemeur.

Résumé des actions menées sur le site de Ploemeur Comme pour les autres sites de H+, plusieurs types de mesures sont réalisés qui concernent soit la caractérisation générale de l’aquifère et de la structure d’écoulement, soit le suivi temporel des variables physico-chimiques :

- La caractérisation des forages, notamment pour les forages qui ont pu être carottés (Poitiers), d’un point de vue géologique, géochimique et pétrographique ;

- L’imagerie géologique et géophysique qui, pour la plupart des sites, est en cours d’acquisition ;

- Le suivi hydrologique en continu et, avec une densité d’information plus grande, lors des expériences de caractérisation ;

- Le suivi géochimique qui est àla fois comme une caractérisation de la distribution des masses d’eau dans le système et un paramètre de suivi temporel pour affiner les modèles de transport ;
- Le suivi géophysique des déformations du sol et de la gravimétrie, qui renseigne sur certains paramètres du milieu (porosité pour les nappes libres et coefficient d’emmagasinement pour les nappes captives) ;
- L’imagerie des flux et des vitesses d’écoulement au sein des forages, qui renseigne sur la structure d’écoulement du milieu ;

- La mesure des temps de résidence de l’eau par des méthodes géochimiques, développée dans le cadre de l’ORE par Luc Aquilina et son équipe, et qui permet d’avoir des informations essentielles sur les écoulements lents.

Personnels de Géosciences Rennes impliqués

Chercheurs : L. Aquilina, O. Bour, O. Dauteuil, P. Davy, J. de Bremond d’Ars, J.R. de Dreuzy, P. Gavrilenko, F. Moreau, A.C. Pierson-Wickmann
Techniciens : A. Battais (B&D), J.P. Caudal (Ing.), N. Fouille (secr.), T. Labasque (Ing.), Y. Quete (Ing.)

Principales publications de Géosciences Rennes relatives àl’ORE H+

Ayraud, V. ; Aquilina, L. ; Pierson-Wickmann, A.-C. ; Hénin, O., Denitrification in deep fractured aquifer investigated through batch experiments. Geophysical Research Abstracts, Vol 7, 05465, 2005.

Ayraud, V. ; Labasque, T. ; Aquilina, L. ; Pauwels, H., Groundwater age determination and transfer properties of fractured aquifers using CFCs measurements. Geophysical Research Abstracts, vol 7, 01142, 2005 .

Bour, O., P. Davy, C. Darcel, and N. Odling, A statistical scaling model for fracture network geometry, with validation on a multi-scale mapping of a joint network (Hornelen Basin, Norway), J. Geophys. Res., 107, 10.1029/2001JB000176, 2002.

Darcel C, O. Bour, and P. Davy, Stereology of fractal fracture networks, J. of Geophys. Res., 108 (B9), 2451, 10.1029/2002JB002091, 2003.

Darcel, C., O. Bour, and Davy, P., Cross-correlation between length and position in real fracture networks, Geophys. Res. Lett., 30(12), 1650, 101029/2003GL017174, 2003.

Darcel, C., O. Bour, P. Davy, and J-R. de Dreuzy, Connectivity properties of two-dimensional fracture networks with stochastic fractal correlation, Water Resour. Research, 39, 10, 1272, 2003.

Davy, P., O. Bour, J-R. de Dreuzy and C. Darcel, Permeability of multiscale fracture networks, In KOLYMBAS, D. (ed.) Fractals in Geotchnical engineering, Vol. 9 of Advances in Geotechnical Engineering and Tunnelling, Balkema, pp. 169-174, 2004.

Davy, P., C. Darcel, O. Bour, R. Munier, and J.-R. de Dreuzy, Note on the angular correction applied to fracture intensity profile along core, J. Geophys. Res., in press.

Davy, P., O. Bour, J.R. de Dreuzy, and C. Darcel, Flow in multiscale fractal fracture networks, in “Fractal Analysis for Natural Hazards†, Cello, G., and B. Malamud (eds.) :, Geol. Soc. London Spe. Pub., in press

de Dreuzy, J.-R., C. Darcel, P. Davy, and O. Bour, Influence of spatial correlation of fracture centers on the permeability of two-dimensional fracture networks following a power law length distribution, Water Resour. Res., 40, W01502, doi:10.1029/2003WR002260, 2004.

de Dreuzy, J.R., J. Bodin, H. Le Grand, P. Davy, D. Boulanger, A. Battais, O. Bour, P. Gouze, G. Porel, General database for ground water site information, Ground Water, doi:10.1111/j.1745-6584.2006.00220.x., 2006

de Dreuzy, J-R., P. Davy, and O. Bour, Hydraulic properties of two-dimensional random fracture networks following power law distributions of length and aperture, Water Resour. Res.,38, 12, 10.1029/2001WR001009, 2002.

de Dreuzy, J-R., P. Davy, J. Erhel, and J. de Brémond d’Ars, Anomalous diffusion exponents in continuous 2D multifractal media, Physical Review E, In Press, 2004.

Le Borgne T., F. L. Paillet, O. Bour and JP. Caudal, A methodology for using cross-borehole flowmeter tests to derive transient hydraulic head distribution in heterogeneous aquifers, Groundwater, sous presse.

Le Borgne T., O. Bour, F. L. Paillet and JP Caudal, Small scale and large scale hydraulic properties estimates from flowmeter experiments in a fractured crystalline aquifer, J. of Hydrology, sous presse

Le Borgne, T., Bour, O., de Dreuzy, J.R. and Davy P., Relevance of a mean equivalent flow model for fractured crystalline aquifers : insights from a scaling interpretation of pumping tests, Water Resour. Res. 40(3), W03512, doi : 10.1029/2003WR002436, 2004

Le Borgne, T., J.R. de Dreuzy, P. Davy, and O. Bour, Characterization of the velocity field organization in heterogeneous media by conditional correlations, Water Resour. Res., in press

Molénat, J., C. Gascuel-Odoux, P. Davy, and P. Durand, How to model shallow water-table depth variations : the case of the Kervidy-Naizin catchment, France, Hydrol. Proc., 19, 901-920, DOI : 10.1002/hyp.5546, 2005.

Moreau, F., O. Dauteuil, O. Bour, P. Gavrilenko, GPS measurements of ground deformation induced by pumping into aquifer (French Brittany), Soumis àGeophys. Res. Lett.

Tarits C., Aquilina L., Ayraud V., Pauwels H., Davy P., Touchard F., Bour O., 2005 - Oxido-reduction sequence related to flux variations of groundwater from a fractured basement aquifer (Plomeur area, France). Applied Geochemistry, 21, 29-47, 2006.


Réseau "Matière Organique" du Groupe d’Etude sur la Pollution des Eaux par la Matière Organique (GEPMO)

L’augmentation de la teneur en matière organique (MO) des eaux de surface de Bretagne a conduit l’Etat, au travers de la DRASS de Bretagne, et la Région Bretagne àcommandité des études sur les causes de ces augmentations, compte tenu des problèmes sanitaires engendrés par la présence de MO dans les eaux destinées àla production d’eau. Dans le cadre de cette commande, un réseau de suivi de l’évolution de la teneur en MO des eaux de surfaces de Bretagne a été constitué. Ce réseau, géré par le GEPMO (G. Gruau, responsable scientifique) comprend 52 bassins versants distribués àl’échelle de la Bretagne sur lesquels des suivis de la teneur en MO des eaux sont régulièrement effectués depuis 2004. Il comprend également un ensemble de 5 rivières sur lesquelles des séries hautes fréquences, longues durées (depuis 1979 pour la plus longue) de la teneur en MO des eaux sont disponibles, et continuent d’être acquises par le GEPMO en collaboration avec les exploitants de prises d’eau, Veolia Environnement, notamment (Figure ci-dessous).


Evolution long-terme de la concentration moyenne annuelle en MO dans 5 rivières de Bretagne disposant de suivis haute fréquence. La figure montre que la concentration moyenne en MO a été multipliée par 2 en 25 ans pour le Léguer, rivière principale des Côtes d’Armor


Les données produites par le réseau "Matière Organique" du GEPMO sont valorisées sur le site WEB du GEPMO (http://www.bretagne-environnement.org/site/matiere-organique). Outre sa vocation "sanitaire", le réseau "Matière Organique" du GEPMO fournit un outil unique d’évaluation de l’évolution de la teneur en MO des eaux de surface en réponse aux changements du climat, et àl’évaluation long-terme des stocks de carbone présent àla surface des continents.

Chercheurs impliqués : M. Davranche, A. Dia, G. Gruau
Techniciens impliqués : O. Hénin, M. Le Coz-Bouhnic, P. Petitjean

Participation àd’autres ORE et tâches d’observation ORE AGRHYS

Cet ORE, dirigé par Ph. Mérot de l’UMR INRA-ENSAR "Sol, Agronomie, Spatialisation" de Rennes a été labellisé en 2002 par le Ministère. Il vise àdéterminer les temps de réponses des agro-hydrosystèmes aux deux forçages principaux qui les affectent, àsavoir 1) l’évolution du climat et de sa variabilité ; 2) l’évolution des activités agricoles et notamment des flux d’intrants (azote, phosphore, matières organiques). Compte tenu des constantes de temps longues de ces deux forçages, des chroniques pluriannuelles de données entrées-sorties sont nécessaires. C’est pourquoi l’ORE AgrHys intègre dans son dispositif des bassins versants disposant de longues séries temporelles de qualité de l’eau (Bassins versants de Naizin, Kerrien et Kerbernez).

Deux groupes de Géosciences Rennes et du CAREN contribuent significativement aux activités de l’ORE AgrHys. Le groupe d’hydrologie de l’équipe Transferts de Géosciences Rennes (L. Aquilina, A.C. Pierson-Wickmann et T. Labasque) participe àl’expérience de traçage sous conditions naturelles dont l’objectif est d’étudier la dynamique de la recharge ; il réalise aussi les mesures de temps de résidence de l’eau par une méthode développée àGéosciences Rennes.

Le groupe de Biogéochimie de l’équipe Transferts de Géosciences Rennes est chargée de l’acquisition, de la validation et de la mise en base des données hydrochimiques (nitrate, sulfate, matière organique) collectées sur le bassin versant de Naizin (Morbihan), pour lequel des suivis haute-fréquence de la qualité de l’eau (teneurs en nitrate àl’exutoire, notamment) existent depuis 1976 (Fig. 1). Les résultats de ces suivis sont consultables sur le site web de l’ORE (www.caren.univ-rennes1.fr/OR...) et téléchargeable àpartir de la base de données Hysae intégrée au site.


Evolution de la concentration moyenne annuelle en nitrate àl’exutoire du bassin-versant de Naizin depuis 1975. Cette série est l’une des séries temporelles les plus longues de France sur le paramètre nitrate


Chercheurs impliqués : L. Aquilina, M. Davranche, A. Dia, G. Gruau
Techniciens impliqués : O. Hénin, T. Labasque, M. Le Coz-Bouhnic, P. Petitjean

OBSERVATOIRE SISMOLOGIQUE ET VOLCANOLOGIQUE DE GUADELOUPE

L’Institut de Physique du Globe de Paris a, par décret, la responsabilité de l’observation et de la surveillance des volcans actifs français, dont la Soufrière en Guadeloupe. Le groupe de géophysique de l’équipe Transferts (D. Gibert, F. Nicollin) réalise des campagnes de tomographie électrique sur le volcan de la Soufrière, àla fois pour caractériser la structure 3D de l’édifice et pour surveiller l’activité hydrothermale.


Reconstitution de la structure 3D du volcan de la Soufrière par tomographie électrique


Le projet de “volcan numérique†(http://volcanum.geosciences.univ-rennes1.fr/), piloté par D. Gibert, vise àintégrer l’ensemble des données géophysiques et géochimiques disponibles sur le volcan, pour réaliser une inversion complète de la structure du volcan. Il est basé sur le développement d’une plate-forme numérique associée àune base de données.

ORE RENAG

L’ORE RENAG - REseau NAtional GPS - est piloté par l’ISTEEM Montpellier sous la direction de Jean Chery. Il a pour objectif de structurer sur le long terme les recherches faites par les équipes françaises dans le domaine du positionnement GPS de précision appliqué aux sciences de la terre. Il assure aussi la pérennité des observations réalisées par ces équipes.

Le GPS permanent, installé sur le site de Ploemeur dans le cadre des activités de l’observatoire H+, fait maintenant partie du réseau RENAG sous la responsabilité d’O. Dauteuil et F. Moreau. Au-delàdes applications en hydrogéologie, les données de la station participent àl’étude de la déformation tectonique du territoire métropolitain, et pour l’étude de la déformation du sol induite par la surcharge océanique.

ORE RENASS

Le RENASS - REseau NAtional de Surveillance Sismique- reçoit en direct les informations sismiques de dizaines de stations installées en France métropolitaine àdes fins de surveillance, de prévention et d’alerte. Il est piloté par l’observatoire de Strasbourg (EOPGS) sous la direction de Michel Granet.

Une station large bande est installée dans la cave du bâtiment 15 de Géosciences Rennes (http://renass.u-strasbg.fr/cgi-bin/largeb/infostation-bb-complet?RENF). Cette station est entièrement automatisée et connectée par modem au centre de Strasbourg. Son entretien est réalisé par le RENASS. Annick Chauvin et Pierre Gavrilenko sont les correspondants locaux du RENASS pour l’entretien courant de la station.


2. BASES DE DONNEES

Les bases de données sont gérées conjointement par les chercheurs responsables de projets (conception des bases de données), Annick Battais (construction des bases de données), Danielle Bernard (saisie des données et construction des bases Excel-Filemaker), et Yves Quete (saisie de données).

2.1. Base de données de l’ORE H+

Deux bases de données distinctes ont été développées pour l’observatoire H+. La première concerne les données attachées aux puits, stations météorologique et hydrogéologiques ; elle a été développée de janvier 2004 àfévrier 2005 puis testée et validée de février 2005 àjuin 2005. La base a été mise en production en juin 2005 et est accessible sur le site de l’ORE H+ : http://hplus.ore.fr/rubrique.php3?id_rubrique=5. Le site donne les indications essentielles au fonctionnement de la base et au formatage des données d’une part et permet d’accéder àla base d’autre part. Depuis cette date, 560 Méga Octets de données (soit 12,5x106 valeurs) ont déjàété déposées sur le site.

La réalisation de la deuxième partie de la base de données concernant les données spatialisées (géologie, occupation des sols, géophysique de surface, topographie, ...) a commencé en 2006, également en collaboration avec Médias France.

Les données sont accessibles immédiatement après validation scientifique des données. Les autres données, expérimentales notamment, seront disponibles immédiatement aux membres de l’ORE H+, et accessibles au public après validation scientifique.

Les développements réalisés par Médias-France dans le cadre d’H+ ont été conçus dans une optique de réutilisation pour d’autres ORE. Le modèle générique d’enregistrement des données ainsi que la méthode générale de dépôt et de contrôle des données ont été utilisés pour l’élaboration des bases de données d’autres ORE. Médias-France constitue ainsi une bibliothèque de composants qui sera mise prochainement àdisposition de l’ensemble des équipes constituant des bases de données scientifiques géolocalisées. La description de la base fait l’objet d’un article publié dans le journal Groundwater.

2.2. Base de métadonnées “Bassins sédimentairesâ€

La construction d’une base de métadonnées « Bassins sédimentaires » répond au besoin d’inventaire, de regroupement et de partage de données acquises par les chercheurs au cours du développement de leurs projets de recherche. Le fonds doit être àla fin des projets accessible àtous.

Elle est conçue spécifiquement pour la géologie des bassins sédimentaires. Elle est adaptée pour contenir des données de natures, sources (personnelles, équipe ou projets de recherche, autres bases de données, bibliographie) et supports (numériques, papier ou échantillons) très variés.

Son organisation repose sur trois aspects fondamentaux.

Les méta-données.

La base contient des descripteurs de données. Ces descripteurs présentent les informations nécessaires àl’évaluation de la pertinence de la donnée face au besoin de l’utilisateur (nature, localisation spatiale et temporelle, support, etc.) ainsi que le nom du propriétaire de la donnée, le niveau de confidentialité de la donnée, son lieu de stockage et la personne àcontacter pour se la procurer. Les types de données référencés : Données 1 D : photos, échantillons, logs, données de puits, mesures et analyses ponctuelles. Données 2 D (x,z) : coupes géologiques s.l., transects de puits et lignes sismiques. Données 2 D (x,y) : cartes (topographiques, géologiques, géophysiques, paléogéographiques, tectoniques, faciès, écorchés, etc.), images satellites, photos aériennes, grilles géophysiques. Données 3 D (x,y,z) : MNT, modèles géologiques numériques (issus de géomodeleurs ou de simulations numériques), sismique 3 D.

Le géoréférencement.

Les données répertoriées sont géoréférencées de manière àpermettre une intégration en SIG (Système d’Information Géographique)

Les projets.

La base s’articule autour de projets de recherche institutionnels ou d’enseignement ayant chacun des objectifs et des chantiers spécifiques. La base de métadonnées est active autour des projets suivants : Bassin de Paris (responsable Cécile Robin), Bretagne COTARMOR (responsable Jean-Noel Proust), Climat Crétacé (responsable François Guillocheau), Marge Ouest Africaine (responsable D. Rouby, Olivier Dauteuil), Nouvelle Zélande (responsable Jean-Noë l Proust), Islande (responsable Olivier Dauteuil ), Trias (responsable Sylvie Bourquin), Collection-Enseignement (responsable Jacques Bouffette) L’adresse de la base est la suivante : http://bdbassin.univ-rennes1.fr/

2.3. Bases de données “Paléontologieâ€

Les bases de données en Paléontologie répondent au besoin déjàtrès ancien d’inventaire et d’information. Certaines d’entre elles ont été crées en 1969 puis développées continà»ment depuis cette date. Elles représentent un outil de travail pour la détermination des faunes et des flores ou l’utilisation des données archivées pour aborder de nouvelles thématiques (paléogéographie, paléoclimats, histoire de la biodiversité). L’accès aux fonds est soit restreint aux chercheurs impliqués, soit ouvert àl’extérieur selon des modalités variées.

Cinq bases de données sont actuellement fonctionnelles et régulièrement alimentées par Danielle Bernard.

Base de données « Cahier de Laboratoire  ».

Cette base de données établie sous EXCEL et FILEMAKER-PRO recense tous les échantillons de Chitinozoaires étudiés au laboratoire. Elle concerne la période 1969-2006. Elle comprend plus de 12000 entrées. Les champs renseignés sont : le lieu de prélèvement, le nom ou numéro de l’échantillon, la lithologie, le poids de sédiment traité, les genres de Chitinozoaires répertoriés, la présence de spores, de scolecodontes, d’acritarches, de graptolites, d’euryptérides, ainsi que celle de minéraux lourds et de graphite. Responsable F. Paris.

Base de données « CHITINOVOSP  ».

La base de données « CHITINOVOSP  », réalisée sous FILEMAKER PRO recense toutes les espèces de Chitinozoaires définies àce jour. Elle comprend 1167 espèces pour lesquelles 12 champs sont renseignés : Auteur, Année de création, référence bibliographique, Nom espèce, Nom genre, Valeur de la détermination, lieu de découverte, âge de la 1ère et dernière apparition, l’extension paléogéographique du taxon, le lieu de dépôt du matériel type.

Cette base de données est gérée et maintenue àjour àGéosciences. Depuis une dizaine d’années, une version simplifiée est accessible sur Internet àtravers le site de la Commission Internationale de la Microflore du Paléozoïque (CIMP). Responsable F. Paris.

Base de données « PHOTOCHITINO ».

La base de données « PHOTOCHITINO » a été élaborée àGéosciences, il y a de nombreuses années. Cette base, établie sous FILEMAKER-PRO, comprend les photos du matériel type, la diagnose complète de chaque espèce, sa systématique et d’autres informations pertinentes. Un système d’aide àla détermination est couplé àcette base et propose le nom des espèces les plus proches de l’individu examiné. La base comprend aujourd’hui 360 espèces. Responsable F. Paris.

Bases de données « BIODIVERSIFICATION  » et son extension « PALEOGEOGRAPHIE ET PALEOCLIMATS ».

Géosciences est àl’initiative et participe activement àla maintenance d’une base de données àl’échelle internationale. Elle concerne la distribution spatiale et temporelle des chitinozoaires de l’Ordovicien, en fonction des grands domaines paléogéographiques. Cette base de données, constituée grâce àla collaboration de chercheurs d’une vingtaine de pays, a été utilisée dans le cadre du PICG 410 « The Great Ordovician Biodiversification Event  ». Elle permet de tracer des courbes de biodiversification des chitinozoaires et de repérer les principaux épisodes de radiation et d’extinction au sein du groupe. Cette base de données qui comprend l’analyse de plus de 700 espèces de chitinozoaires ordoviciens, est toujours active en France (Rennes), Belgique, Australie, Canada et Estonie. Responsable F. Paris.

Une extension est en cours de développement dans le cadre du PICG 503 « Ordovician Paleogeography and Paleoclimates  » (leader T. SERVAIS, Université de Lille). L’objectif est d’utiliser les « ruptures  » observées dans la répartition géographique des taxons au cours du temps pour localiser les événements paléogéographiques majeurs qui, au cours de l’Ordovicien et du Silurien, sont venus perturber la circulation océanique et donc la distribution des formes àmode de dissémination pélagique.

Bases de données « TYFIPAL  » et « TRANSTYFIPAL ».

Géosciences renseigne depuis de nombreuses années déjàles bases de données nationales « TYFIPAL  » et « TRANSTYFIPAL  ». Sa participation concerne les types et figurés paléontologiques et palynologiques publiés par des chercheurs rennais et/ou conservés àl’Université de Rennes I et ainsi que leur localisation. Il s’agit principalement de quatre groupes : les Brachiopodes, les Trilobites et les Chitinozoaires et les Huîtres. 3700 spécimens de référence issus des collections rennaises ont été archivées àce jour. Les bases sont accessibles aux chercheurs sur le WEB àl’adresse suivante http://transtyfipal.u-bourgogne.fr/. Responsable Didier Néraudeau.