Logo Geosciences

Partenaires

CNRS
Logo Rennes1
Logo OSUR
Logo Doc OSUR

Géosciences Rennes
UMR 6118
Université de Rennes1
Campus de Beaulieu
35042 Rennes Cedex

02 23 23 60 76


Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Accueil du site > Français > Annuaire > DREUZY (de) Jean-Raynald > Modélisation des milieux fracturés

Modélisation des milieux fracturés

Les propriétés hydrauliques dans les milieux fracturés naturels résistent ànombre de modèles et requièrent une grande quantité de données pour être approchées avec précision comme dans le cas du stockage de déchets nucléaires [Andersson, et al., 2004]. Les difficultés proviennent de la chenalisation des écoulements dans une petite partie de la fracturation invalidant les approches d’homogénéisation ou de milieux effectifs. L’alternative consiste àrelier la complexité hydraulique àl’hétérogénéité géométrique induite par la fracturation. La complexité hydraulique provient de plusieurs causes : de la fracture en elle-même rugueuse [Schmittbuhl, et al., 1993] qui provoque une première chenalisation des écoulements [Tsang and Neretnieks, 1998], de la large gamme de fractures de différentes tailles, orientations et formes et de la structure du réseau, c’est-à-dire de l’arrangement des fractures les unes par rapport aux autres.

Cette hétérogénéité multi-échelle et multi-origine pose àla fois des questions théoriques sur les règles de changement d’échelle, l’existence d’échelles caractéristiques et des questions pratiques sur la possibilités de négliger les hétérogénéités les plus petites, les caractéristiques prépondérantes àmesurer sur le terrain et la variabilité des modèles. Pour aborder ces questions, nous avons commencé par étudier en 2D l’influence des caractéristiques de la fracturation sans échelle caractéristique, i.e. la distribution des longueurs de fracture (loi de puissance) et les corrélations entre fractures (corrélations fractales). Pour un investissement numérique limité, ces modèles 2D donnent de premières conclusions importantes sur les effets d’échelle, l’importance relative des fractures de différentes tailles et la répartition du flux dans le milieu. L’établissement d’un modèle 3D permettant de traiter une large gamme de réseaux sur plusieurs échelles a nécessité un investissement plus important réalisé en partenariat avec l’INRIA.