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Géosciences Rennes
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Université de Rennes1
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PLAINE Jean

page actualisée le 8 Mai 2015



Jean Plaine

alias Professeur Tournesable

Conservateur du Musée de géologie de l’Université de Rennes 1
Ingénieur d’Etudes - Université de Rennes 1

Membre de la Commission Culture scientifique et technique de l’Université de Rennes 1

Membre de la Société géologique de France



Armoricanologue

Docteur en Géologie
Doktor war ar Douarouriezh


Centre de Ressources de Géosciences Rennes : Service Collections - Musée

A lire : Historique des collections

A lire : L’actualité géologique du Massif armoricain, au jour le jour

A voir : Les salles d’exposition du musée de géologie de l’Université de Rennes1

A voir : Le décor mural du Musée - Les toiles de Mathurin Méheut et Yvonne Jean-Haffen

Contact

courriel : Jean.Plaine@univ-rennes1.fr

téléphone : 02 23 23 60 74

FacAutomne4

Les rubriques :

Parcours universitaire et professionnel

L’image du mois

Animations

Animation scientifique de terrain

Activité de conférence

Activité de consultant

Activité d’exposition

Vu dans la presse

Activité de publication

Autres activités











L’IMAGE DU MOIS

Octobre 2013



Le château de Mayenne



Texte àvenir

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Septembre 2013



Dendrites de manganèse sur un grès



Texte àvenir

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Aoà»t 2013



xxx



Texte àvenir

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Juillet 2013



Le circuit géologique de Montfort-sur-Meu, Ille-et-Vilaine



Texte àvenir

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Juin 2013



Stratifications obliques dans les faluns miocènes de Bretagne, carrière de la Perchais, Tréfumel, Côtes-d’Armor



Texte àvenir

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Mai 2013



Schistes rouges de Pont-Réan, Le Val sans Retour, Paimpont, Ille-et-Vilaine



A proximité du Miroir aux Fées et de l’Arbre d’Or, dans la légendaire forêt de Brocéliande, ce rocher qui se découpe sur la lande ne manque pas d’intriguer. la couleur pourpre de la roche place celle-ci dans la formation ordovicienne de Pont-Réan et sa granulométrie en fait une siltite gréseuse. L’ensemble est disposé en couches superposées faiblement inclinées vers l’Est-Sud-Est. Très longtemps après le dépôt réalisé en milieu marin, l’ensemble a été porté en profondeur et comprimé dans la chaîne hercynienne ; en réponse aux contraintes horizontales les couches ont été déformées, se sont inclinées et est alors apparu un clivage proche de la verticale appelé schistosité. La siltite rouge est devenue schiste rouge, roche faiblement métamorphique. Ce rocher illustre parfaitement deux phénomènes géologiques dissociés dans le temps : (1) le phénomène sédimentaire avec dépôt en couches horizontales superposées (stratification) et (2) le phénomène tectonique avec apparition des plans de schistosité. Sur cet affleurement, les siltites étants proches du grès, la schistosité y est grossière, son aspect amygdaloïde étant dà» àl’hétérogénéité du sédiment àl’échelle centimétrique. Dans le banc supérieur mis en relief par l’érosion, elle est verticale alors que dans la couche inférieure, en creux sur l’affleurement, elle adopte une position oblique. Ce phénomène appelé "réfraction" est comparable àcelui d’un bâton que l’on plonge dans l’eau et qui semble brisé. C’est une réponse àla légère différence de granulométrie, voire de composition, entre les différentes couches. Des fractures verticales, parfois remplies de quartz blanc, orientées nord-sud, donc perpendiculaires àla stratification et àla schistosité, découpent l’ensemble. C’est sur l’une d’entre elles qu’est venue butter l’érosion, offrant àla vue la structure actuelle.

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Avril 2013



Empreinte de pas de Dinosaure jurassique, Le Veillon, Talmont-Saint-Hilaire, Vendée



Dès 1930, des traces de « pieds  » avaient été reconnues dans les roches argilo-gréseuses qui affleurent en bordure de plage au Veillon au sud-est des Sables-d’Olonne. C’est en 1963, de manière fortuite, qu’elles seront redécouvertes par un paléontologue amateur, observateur attentif, et que leur énigme sera levée. Elles seront présentées au spécialiste français des dinosaures de cette époque, l’abbé De Lapparent, qui y reconnut des empreintes de reptiles. Aujourd’hui on sait que ce sont bien des empreintes tridactyles de Dinosauriens bipèdes, carnivores et herbivores, qui vivaient il y a quelque 200 millions d’années en bordure du Massif armoricain dans un milieu lagunaire en bordure d’un estuaire soumis aux influences marines près duquel développait principalement une végétation àconifères témoin d’un climat aride. Les milliers d’empreintes de pas de reptiles mises au jour par la suite font de ce gisement l’un des plus importants d’Europe. C’est une spécialiste de la Vendée littorale, ayant obtenu un diplôme et une thèse àl’Université de Rennes et dont le père fut proviseur au Lycée de Rennes, qui a fait don au musée, il y a près de 40 ans, de deux grandes plaques portant de nombreuses traces tridactyles attribuables àdiverses espèces. Les unes (Eubrontes) se rapportent àdes prédateurs de taille remarquable (longueur des traces : 36 cm), d’autres (Grallator) appartiennent àdes carnivores sveltes et plus petits, aux membres élancés. Ces traces sont depuis 1995 en bonne place au milieu des vitrines de géologie régionale du musée de géologie de l’Université de Rennes 1, constituant le « chaînon manquant  » (en Bretagne !) entre les roches de l’histoire primaire du Massif armoricain et celle de son histoire plus récente, tertiaire et quaternaire.

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Mars 2013



Pyromorphite, chlorophosphate de plomb, mines de Huelgoat, Finistère



La pyromorphite doit son nom au grec pà»r, « feu  » et morphê, « forme  », par allusion àsa propriété d’adopter une forme cristalline en refroidissant après avoir été fondue en gouttelettes. C’est un chlorophosphate de plomb (Pb5(PO4)3Cl) que l’on trouve fréquemment dans les zones d’oxydation des gisements plombifères. Il peut servir de minerai accessoire pour le plomb. L’échantillon figuré sur la photo (cliché L.D. Bayle) est en réalité de la galène pseudomorphosant des cristaux de pyromorphite dont la forme est aisément identifiable. Cette figure a d’ailleurs été décrite dès 1801 sous le nom de "sexangulite" par René-Just Haüy dans les mines de Huelgoat-Poullaouen. En Bretagne, la pyromorphite est connue àHuelgoat, àPoullaouen, àBaud (Saint-Maudé), àCarnoë t.

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Février 2013



Quartz améthyste, Kergonan-cap de la Chèvre, Crozon, Finistère



Parmi toutes les variétés colorées du quartz (SiO2), l’améthyste est certainement la plus connue et la plus appréciée. Sa couleur est due principalement àdes oxydes de fer. Elle tire son nom du grec a, privatif et methustês, ivrogne, c’est-à-dire qui n’est pas ivrogne, parce qu’on croyait qu’elle préservait de l’ébriété. En effet, dans une coupe de couleur violette, l’eau apparaît de la couleur du vin, et celui qui boit dans une telle coupe semble boire du vin, ce qui, évidemment, lui permet de ne pas s’enivrer. La vertu attribuée àl’améthyste est fondée sur une légende transposant la célébration des mystères dionysiaques àEleusis en bacchanales orgiaques àRome. Après de nombreuses libations, Bacchus, dieu du Vin, croisa le chemin de la fort jolie nymphe Améthyste qui se rendait au temple de Diane. Il la poursuivit et la pressa, allant même jusqu’àordonner que deux tigres la dévorent, tant que celle-ci, effrayée de ne pouvoir échapper aux assiduités de Bacchus, appela Diane àson secours. Répondant àson appel, Diane métamorphosa Améthyste en un pur et froid cristal de quartz blanc dans les bras de Bacchus. Celui-ci, furieux et vexé, versa sa coupe de vin sur ce cristal qui prit une couleur violette. Alors dégrisé, Bacchus lui donna le pouvoir de préserver de l’ivresse ceux qui le porteraient. En Bretagne l’améthyste est essentiellement présente dans des filons de quartz qui parcourent le grès armoricain notamment en presqu’île de Crozon comme sur la photo (cliché L.D. Bayle), le granite de Ploemeur où on l’extrait des kaolins ou encore le granite de Plouaret. Dans ce dernier, de nombreux filons siliceux orientés nord-sud montrent parfois l’association de l’améthyste avec des sulfures (galène).

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Janvier 2013



Rochers de grès armoricain, Rochary, Châtillon-en-Vendelais, Ille-et-Vilaine



En règle générale dans le Massif armoricain, la formation ordovicienne du Grès armoricain, en raison de sa nature et de sa forte résistance àl’érosion, forme des zones topographiques élevées dans le paysage. C’est vrai en Ille-et-Vilaine sur le passage du synclinorium médian armoricain entre Vitré et Fougères où les grès dessinent une ligne de rochers plus ou moins facilement accessibles qui se lit très facilement dans la topographie, dessinant un Z depuis Châtillon-en-Vendelais jusqu’au-delàde Montautour. Ces rochers peuvent être aisément parcourus dans les quartiers orientaux du bourg de Châtillon-en-Vendelais où un sentier de randonnée (GR 34) monte jusqu’àla cote 179 au-dessus de l’ancienne carrière de Rochary. En poursuivant sur ce sentier vers l’Est se découvre une autre crête rocheuse au "Rocher de la Devise".

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Décembre 2012



La "tablette de chocolat", double-boudinage, Pyrénées françaises



Le boudinage est un terme géologique pour qualifier des structures formées en extension, dans lesquelles un corps rigide tabulaire (cornéenne, quartzite, amphibolite...) situé au sein de roches moins compétentes est étiré et déformé. Lors de l’aplatissement-extension, le lit compétent commence àse fracturer àespaces plus ou moins réguliers, constituant des éléments en forme de boudins, en forme de rubans ou encore, cas très rare, en forme de tablette de chocolat.

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Novembre 2012



La Maison Frippier, Parné-sur-Roc, Mayenne

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Edifiée en 1868, cette remarquable construction est l’exemple le plus achevé d’un style qui a fleuri àParné-sur-Roc et dont on voit une autre réalisation en descendant la rue aux Chèvres. En 1838, en raison d’un héritage, la maison de la Croix-Blanche est divisée en deux appartements dont l’un revient àun maçon, Charles Frippier. Celui-ci décide alors de bâtir sur la part de cour qui lui revient. La façade de sa nouvelle demeure est entièrement traitée en briques, en jouant sur trois tons pour dessiner des motifs géométriques. la terre cuite est aussi employée pour les encadrements des ouvertures et pour des motifs décoratifs particuliers, notamment pour le dessin de petites rosaces. L’industrie mayennaise de la poterie héritée du Moyen Age fournissait encore des matériaux de construction au XIXème siècle. Les principaux ateliers étaient près de Laval (Thévalles, Saint-Pierre-le-Potier) et surtout aux Agets àSaint-Brice dans le sud-ouest du département.

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Octobre 2012



Plage ancienne àgalets redressés, pointe de Jardeheu, Digulleville, Manche

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Cette image est assez commune sur le littoral du Cotentin mais ici elle est remarquable et facilement accessible. Les blocs et galets présents dans la petite falaise basse, au-dessus du niveau actuel de la Manche et donc de la grève actuelle, correspondent àun ancien niveau marin responsable de leur dépôt il y a un peu plus de 100 000 ans alors que le niveau de la mer était plus haut de quelques mètres par rapport au niveau actuel. Il y a environ 20 000 ans, lors de la dernière grande glaciation, la calotte polaire s’étendait en Grande-Bretagne jusqu’au niveau de la Tamise ; la Normandie se trouvait alors sous un climat périglaciaire, équivalent de celui de l’actuelle Sibérie, caractérisé par une alternance de périodes de gel intense et de dégel. En temps de gel, des lentilles de glace soulèvent les blocs et galets (la prise de l’eau en glace augmente le volume) qui au moment du dégel ne retombent pas exactement àla même place : au bout d’un certain nombre de cycles, ils se redressent et les galets les plus allongés finissent par se retrouver en position verticale, ce qui s’observe fort bien sur cette coupe. En surface, comme dans les régions périglaciaires actuelles, il est possible de voir des dispositions polygonales des cailloux éclatés. Au-dessus de la plage ancienne se trouve un sol post-glaciaire noir, sableux.

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Septembre 2012



Poudingue de Gourin, rue du Rocher, Saint-Malo-de-Phily, Ille-et-Vilaine

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Sur sa butte au-dessus de la Vilaine, Saint-Malo-de-Phily vaut pour son église, son panorama vers le sud et ses rochers. Ceux-ci sont constitués d’une roche « Ã gros grain  » que les géologues nomment conglomérat. Un conglomérat est une roche sédimentaire détritique constituée d’éléments de taille supérieure àquelques millimètres réunis par une matrice de nature variable. Lorsque les éléments sont arrondis, on le nomme poudingue. Celui de Saint-Malo-de-Phily, que l’on retrouve de l’autre côté de la Vilaine au Rocher d’Uzel (Pléchâtel), est connu régionalement sous le nom de poudingue de Gourin (localité du Morbihan où il a été défini). Les galets y sont presque exclusivement de quartz blanc laiteux accompagné de rares éléments de quartz noir et de quelques fragments gréseux, donnant àla roche cet aspect de dragées blanches englobées dans une matrice argileuse ou gréseuse plus ou moins abondante qui en font le critère de détermination. Un litage avec variation de la granulométrie est identifiable. Très présent dans le sud-ouest du département, ce poudingue constitue en fait des lentilles plus ou moins volumineuses au sein des sédiments marins gréseux et silteux du Briovérien de Bretagne centrale. Son mode de mise en place n’est pas clairement établi, mais il est probable qu’il corresponde au remplissage de chenaux fluviatiles ou fluvio-deltaïques. Il passe insensiblement àdes grès verdâtres dans lesquels sont encore dispersées quelques dragées de quartz dont le nombre va en diminuant comme on le voit sur parking en contrebas de l’affleurement ou sur le parement nord de l’affleurement qui supporte la statue mariale. Enfin, les alternances silto-gréseuses classiques de la sédimentation briovérienne se rencontrent dans les rues qui descendent vers la Vilaine.

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Aoà»t 2012



Coulée de blocs quaternaire, Château-Richeux, Saint-Méloir-des-Ondes, Ille-et-Vilaine

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Les dépôts périglaciaires liés àla dernière période froide du Quaternaire, alors que les glaciers descendaient très largement sur le Sud de la Grande-Bretagne, et que la Bretagne se trouvait sous un climat semblable àcelui de l’actuelle Sibérie, sont plutôt discrets sur la façade maritime du département. Le climat de cette époque était caractérisé par une alternance de périodes de gel intense et de dégel. Dans la partie la plus abritée de la baie du Mont Saint-Michel, quelques dépôts de cette époque ont cependant été préservés comme ceux visibles sur cette petite falaise. Des éléments anguleux de toutes tailles (blocs et pierrailles) y sont enrobés dans une matrice argilo-sableuse ocre. 
La fraction grossière se compose de micaschistes clairement arrachés au substrat proche ; elle résulte de la fragmentation par le gel (on parle de gélifraction) des roches locales dans un environnement périglaciaire et en l’absence de couvert végétal. La fraction fine provient de la gélifraction et de l’érosion d’altérites interglaciaires et de limons apportés par les vents (lÅ“ss anciens). Les débris rocheux et la fraction fine sont mobilisés par des coulées de solifluxion : lors des dégels périodiques, la partie superficielle des versants, gorgée d’eau, glisse lentement sur les parties profondes encore gelées. Ainsi se sont constituées des formations qui couronnent fréquemment les falaises du littoral nord-breton et qui sont de ce fait qualifiées de « head  ». Lors de la mise en place de ces coulées pendant les périodes froides (Saalien et/ou Weichsélien) le niveau de la mer était plus bas (jusqu’à-100 m au Weichsélien) et la ligne de rivage se trouvait beaucoup plus en retrait. Ils ont été par la suite largement érodés lors du retour de la mer avec le réchauffement du climat àl’Holocène (10 000 ans).

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Juillet 2012



Veines quartzo-feldspathiques plissotées dans un gneiss, La Passagère, Saint-Malo, Ille-et-Vilaine

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Les roches présentes àla Passagère résultent du métamorphisme ayant affecté d’anciennes séries sédimentaires, il y a 540 millions d’années . Ces roches ont donc subi d’importantes recristallisations et plusieurs épisodes de déformation dans les profondeurs de la chaîne cadomienne. À l’image des gneiss et des micaschistes de Saint-Suliac plus au sud, mais àla différence de ces derniers, transformés àl’état solide, les roches ont ici subi un début de fusion partielle sous l’effet d’une température plus élevée àune profondeur plus grande. Dans un gneiss sombre àgrain fin, dont on reconnaît facilement le rubanement (gneiss de la vallée de la Rance), apparaissent des veines claires constituées de quartz et de feldspath qui sont soit parallèles àla foliation métamorphique, soit sécantes àcette dernière. Ces veines résultent de la production d’un « jus granitique  » qui se met en place dans les zones de faiblesse du gneiss et dont la plasticité se manifeste par un intense microplissement. Des roches apparentées àde véritables granites se rencontrent localement. Le phénomène de fusion, qualifié d’anatexie, reste néanmoins ici limité ; il s’accentue vers le nord lorsqu’on progresse le long de la Rance, le taux de fusion augmentant, la fraction gneissique diminuant au profit de la fraction granitique pour former des roches que l’on nomme migmatites. À l’échelle régionale, l’ensemble des roches métamorphiques observées depuis Saint-Suliac jusqu’àla mer le long de la vallée de la Rance constitue ce que les géologues nomment le massif de Saint-Malo. Ce dernier représente une série continue exposant des micaschistes et gneiss puis des gneiss plus ou moins injectés de veines granitiques et enfin des migmatites ; cette évolution traduit des conditions métamorphiques s’intensifiant du sud vers le nord. À proximité de la maison du Passeur, les roches métamorphiques sont recoupées par un filon plurimétrique de roche magmatique sombre, une dolérite, d’orientation nord-sud et en partie déchaussé.

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Juin 2012



Pli dans les sédiments briovériens, La Ville-Bedon, Marcillé-Robert, Ille-et-Vilaine

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Dans le bourg de Marcillé-Robert et tout autour de l’étang, les affleurements naturels et anthropiques exposent des roches sédimentaires dont le site de la Ville-Bedon est représentatif. Elles appartiennent àune formation géologique qui occupe en Bretagne centrale, entre Saint-Méen-le-Grand et La Guerche-de-Bretagne dans le bassin de Rennes, une large surface. Elle est rapportée au Briovérien dans la mesure où, localement, on peut l’observer recouverte par la formation rouge de Pont-Réan datée de l’Ordovicien (vers 470 millions d’années). Son âge, encore mal précisé, est de l’ordre de 540 millions d’années, àl’époque où le département était recouvert par la mer. Sur cette petite falaise, des niveaux massifs alternent avec des niveaux plus fins, feuilletés. Ces roches dérivent de sédiments détritiques formés par l’accumulation de particules qui sont issues de l’érosion des derniers reliefs de la chaîne cadomienne. Les bancs les plus grossiers sont des grès qui correspondent àd’anciens sables ; les couches àgrain plus fin sont des siltites qui correspondent àd’anciennes vases. Des structures et figures sédimentaires y sont fréquentes. En observant le front de taille on voit que, sur la droite, les couches sont inclinées vers la droite alors qu’àgauche, elles sont en position presque verticale. Au centre, les couches montrent une structure en dôme dont on perçoit nettement la courbure, la charnière. La structure est donc plissée, montrant un pli anticlinal légèrement déversé, bousculé par des failles. Cette déformation, accompagnée d’une schistosité, s’est produite durant l’édification de la chaîne hercynienne qui parcourait toute l’Europe, il y a 300 millions d’années et qui, depuis, a été complètement érodée.

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Mai 2012



Galet étiré dans le conglomérat de Montfort, Rocher de Tréal, Saint-Just, Ille-et-Vilaine

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Dès la montée sur la butte de Tréal, l’homogénéité des matériaux constitutifs de la remarquable allée couverte renseigne sur la nature de la roche qui affleure sur ce sommet. Les grandes dalles feuilletées sont faites d’une roche schistosée, dans laquelle de nombreux blocs dispersés dans une matrice gréseuse indiquent qu’àl’origine il s’agissait d’un conglomérat. C’est ce que confirme la lande rocheuse àl’ouest où le sol est jonché de très nombreux blocs en relief qui sont enserrés dans des plans de schistosité d’aspect flexueux qui les contournent. Les chicots rocheux accessibles àl’est de l’allée couverte renforcent cette observation. Ce conglomérat est le poudingue de Montfort, ici majoritairement constitué de blocs et de galets de grès de taille variable qui sont fortement aplatis et étirés. La couleur bleutée de la roche est un indice pour expliquer l’intensité de la déformation. Ces sédiments généralement rouge-violacé déposés àl’Ordovicien il y a quelque 470 millions d’années, ont été atteints àla fin du Paléozoïque par la chaleur d’un granite que l’on sait présent àquelques kilomètres de profondeur. L’élévation de température a modifié les minéraux riches en fer présents dans la matrice et a facilité l’apparition d’une forte schistosité et la déformation des blocs et des galets lorsque la région a été comprimée dans la chaîne hercynienne. Dans la topographie, cette butte a la forme d’une ellipse qui domine de toutes parts le paysage environnant. Le poudingue correspond en fait àune mince pellicule de sédiments détritiques grossiers posée sur les sédiments briovériens. Isolé en avant des structures plissées situées plus au sud dans lesquelles on rencontre ce même conglomérat, il réalise ce que l’on nomme une « butte témoin  ».

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Avril 2012



Erosion en boules et altération en "pelures d’oignon" dans un filon de dolérite, le Nessay, Saint-Briac, Ille-et-Vilaine

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Dès l’approche de la pointe du Nessay, on remarque la présence de gros blocs polis par la mer d’une roche noire et massive. Ils annoncent la proximité d’un filon de roche magmatique que l’on trouve rapidement dans la falaise et sur l’estran. Cette lame de roche, large d’une quinzaine de mètres orientée nord-sud recoupe àl’emporte-pièce la foliation des migmatites qui est ici globalement orientée est-ouest. Il s’agit de dolérite, roche magmatique àgrain très fin peu visible àl’œil nu dont la composition chimique est identique àcelle des basaltes ou des gabbros. Ces filons représentent les conduits d’alimentation d’un magma basique, canalisé àtravers la croà»te terrestre depuis le manteau jusqu’àla surface, le plus souvent pendant des périodes d’extension et d’amincissement de cette croà»te, alors fragilisée. Le filon est découpé par de nombreuses diaclases qui facilitent la circulation de l’eau et mènent àsa décomposition en arène, le cÅ“ur un peu plus sain en forme de boule s’entourant d’enveloppes de desquamation [voir site n°5]. Cette altération dite en « pelures d’oignon  » est caractéristique, dégageant des boules isolées qui, dans les terres, sont l’indice d’un tel filon dans le sous-sol. Sur le plan régional, ces filons forment un véritable réseau (on parle de champ filonien) reconnu depuis la partie orientale de la baie de Saint-Brieuc jusque dans le Nord de la Mayenne. Sur le littoral, il est aisé de les suivre sur plusieurs centaines de mètres, leur teinte sombre permettant de les repérer facilement parmi les roches métamorphiques plus claires. C’est en particulier le cas àSaint-Briac-sur-Mer, de part et d’autre de la Dame-Jouanne, et plus généralement sur toute la Côte d’Emeraude, où ces filons de quelques mètres de large sont aisément repérables sur l’estran. Ils sont làintrusifs dans les formations métamorphiques du massif de Saint-Malo et témoignent d’un épisode de distension généralisée du socle nord-armoricain au cours du Carbonifère, il y a environ 330 millions d’années.

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Mars 2012



Falaise dans le granite de Lanvaux, l’ÃŽle-aux-Pies, Bains-sur-Oust, Ille-et-Vilaine

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Entre Bretagne centrale et Bretagne méridionale, le granite des Landes de Lanvaux constitue un axe géologique et géomorphologique majeur dans l’architecture du Massif armoricain. D’orientation globale Ouest-Est, il s’étend àl’affleurement sur plus de 80 kilomètres de long depuis les environs de Baud dans le Morbihan jusqu’àBains-sur-Oust en Ille-et-Vilaine, sa largeur variant de 6 km à2 km. Cette « barrière géographique  » est particulièrement sensible lorsqu’on emprunte la RN 166 de Ploë rmel àVannes. Elle constitue également un obstacle au trajet des rivières qui irriguent cette région notamment pour celles qui s’écoulent du nord vers l’Atlantique. Ainsi l’Oust vient buter contre le granite au sud de Saint-Congard ; dévié vers l’Est et rejoint par l’Aff, il ne le franchit qu’àla faveur de la cluse de l’Ile-aux-Pies pour rejoindre la Vilaine àhauteur de Redon. Pour tracer son chemin depuis des dizaines de milliers d’années, la rivière a profité en cet endroit du réseau de failles nord-sud qui découpent le magma granitique dégageant ainsi sur sa rive orientale de splendides falaises dont profitent aujourd’hui les amateurs d’escalade. Celles-ci permettent aussi d’atteindre le coeur de la roche découpée de nombreux plans de fractures (diaclases) qui forment un réseau complexe apparu lors du refroidissement du magma et que l’érosion a depuis accentué. Même si la vue sur ces façades de granite impose de pratiquer le chemin de halage côté Morbihan, il faut rejoindre le sommet d’une de ces falaises côté Ille-et-Vilaine pour apprécier cette cluse de l’Oust au travers du granite des Landes de Lanvaux.

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Février 2012



Orthogneiss de Fescal, Péaule, Morbihan

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De part et d’autre de la Vilaine au nord de la Roche-Bernard, sur les communes de Péaule, Marzan, Nivillac les micaschistes protérozoïques de la vallée de la Vilaine sont recoupés par un corps magmatique intensément déformé qui appartient àla partie occidentale de la « nappe de Champtoceaux  » vaste structure tectonique dont le développement est majeur àl’Est de Nantes au long de la vallée de la Loire et qui est ici partiellement oblitérée par le cisaillement varisque sud-armoricain et les leucogranites qui l’accompagnent. La roche possède aujourd’hui une intense foliation métamorphique qui contourne de nombreux phénocristaux de feldspath potassique (microcline) centimétriques àpluricentimétriques. Il s’agit d’un remarquable orthogneiss connu sous le nom d’orthogneiss de Fescal, les meilleurs affleurements actuels se situant àproximité de ce hameau en bordure de la route menant de Marzan àCaden. Le protolithe est clairement un granite porphyroïde comme le prouvent les porphyroblastes feldspathiques dont certains possèdent la macle de Carlsbad. L’âge de mise en place de ce granite ainsi que celui de sa transformation en orthogneiss ne sont pas aujourd’hui clairement établis mais ces roches pourraient correspondre àdes événements préhercyniens.

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Janvier 2012



Stromatolites dans les murs de Barneville-Carteret, Manche

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Les reconstitutions paléogéographiques du Massif armoricain montrent qu’àl’aube des temps paléozoïques, la mer s’est avancée àpartir de l’Est sur les reliefs de la chaîne cadomienne déjàfortement érodés. Même si les rivages de cette mer paléozoïque sont, pour le Cambrien, délicats àplacer sur la géographie actuelle, quelques sites de l’Ouest-Cotentin, de la vallée de l’Orne au sud de Caen et du Haut-Maine entre Mayenne et Orne font affleurer des formations carbonatées riches en bioconstructions qui se rapportent àdes stromatolites. Elles ont été édifiées par des communautés bactériennes sous faible tranche d’eau, en milieu marin chaud et calme pratiquement dépourvu de particules en suspension àproximité d’un rivage comme on le voit encore aujourd’hui en Australie dans la localité classique de Shark Bay (la « baie des requins  »). Malgré leur faible extension, ces roches si particulières ont parfois été utilisées comme matériaux de construction en complément àdes roches plus abondantes. C’est ainsi le cas dans certaines villes et villages du Cotentin comme Barneville-Carteret, Surtainville, Saint-Jean-de-la-Rivière, où un oeil exercé arrivera sans difficulté àles identifier. (photos Gilles Berrée)

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Décembre 2011



Le Théâtre de la ville de Rennes, Ille-et-Vilaine

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En Décembre 1720 le centre de Rennes, aux maisons en pans-de-bois, est la proie des flammes pendant près d’une semaine. Plus de 850 immeubles, généralement en pans de bois, sont détruits laissant place àun espace qu’il faut reconstruire. Décision est prise d’aérer la ville, de la rendre plus lumineuse en construisant de façon classique « Ã la française  » sur un plan géométrique en élargissant les rues et en créant de grandes places comme celle du Parlement (àl’époque place Royale) et celle de la Mairie (àl’époque place Neuve). En dehors des granites bretons et normands, il est largement fait appel aux calcaires d’origine plus lointaine des régions périphériques au Massif armoricain comme la Charente, le seuil du Poitou ou bien encore de la plaine de Caen. Ainsi, la place de la Mairie s’entoure, au nord et au sud de hauts immeubles et àl’ouest de l’Hôtel de ville réalisé entre 1734 et 1743 sous la houlette des architectes Gabriel, père et fils. Cet ensemble architectural demeurait inachevé àl’Est de la place et ce n’est qu’un siècle plus tard, en 1836, que le Théâtre, dessiné par Charles Millardet est construit. Cet architecte de la ville répond au parti incurvé de l’hôtel de ville par la rotondité en dessinant un édifice de deux niveaux de style néoclassique, ponctué de colonnes. De part et d’autres, l’ensemble est bordé par deux immeubles avec galeries àarcades. Il conserve la « trilogie rennaise  » : arcades, rez-de-chaussée et marches sont en granite gris de « type Louvigné-du-Désert  » ; les façades des immeubles et du théâtre sont en calcaire blanc, jaunâtre « tuffeau de Touraine  », la corniche, avec Apollon et ses muses, est en calcaire jurassique blanc « Pierre de Caen  ». Si les toitures des immeubles sont recouvertes d’ardoises, celles du théâtre sont en zinc.

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Novembre 2011



Palaeoatherina, poisson oligocène des Grands-Fours, Chartres-de-Bretagne, Ille-et-Vilaine

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Les fours àchaux de Chartres-de-Bretagne sont encore làpour attester de l’existence dans le sous-sol de cette commune de dépôts calcaires fossilifères que l’on sait correspondre àdeux périodes de présence marine durant le Cénozoïque dans la partie orientale de la Bretagne, àla fois àl’Oligocène autour de 45 millions d’années et au Miocène autour de 15 millions d’années. Entre les deux ensembles carbonatés, des niveaux argileux, révélés sur le front de taille d’une des carrières, celle des Grands-Fours, par de nombreux puits chez des particuliers, et récemment par un forage profond effectué par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), témoigne d’un épisode d’évolution en domaine continental. La découverte en 1922, au sein de ces argiles de restes végétaux, de fragments de batraciens et de nombreux poissons d’eau douce, est venue affiner la vision que l’on peut se faire du paysage. À cette époque, le pays chartrain offrait un paysage de vastes étendues lacustres dont la surface était recouverte de nénuphars et de nelumbos, qui étaient bordées de roselières et de phragmitaies et dans lesquelles vivaient des poissons de petite taille de la famille des perches semblant se partager entre deux espèces, Dapaloides miloni et Palaeoatherina britannica (photo ci-dessus).

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Octobre 2011



Structures sédimentaires (Convolute bedding) dans les sédiments protérozoïques de la pointe de la Heussaye, Erquy, Côtes-d’Armor

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La pointe de la Heussaye àErquy est connue pour la variété de ses manifestations volcaniques apparues au Briovérien autour de 600 millions d’années parmi lesquelles les coulées àpillow-lavas et les brèches hyaloclastiques sont remarquables et facilement accessibles. Elles sont comprises dans une série sédimentaire litée fortement redressée mais faiblement métamorphique, constituée de siltites schistosées et de grès fins plus massifs. Si l’ensemble montre des structures et figures sédimentaires àl’échelle de la lamine, àl’échelle du banc elles sont plutôt rares ou bien peu explicites (ripple-marks ?). Néanmoins, l’estran rocheux du côté oriental de la pointe, livre àl’observateur attentif de remarquables structures plissées de taille centimétrique, entièrement contenus dans l’épaisseur d’une couche alors que les couches voisines n’offrent que des lamines planes parallèles non déformées. Ce sont des structures nées au moment de la sédimentation (structures synsédimentaires) alors que le sédiment était encore plastique, chargé en eau, et a pu fluer sur une pente. Elles sont classiquement désignées sous le nom de convolute-bedding (ou convolutions). En Bretagne, un site du même type est connu dans le Briovérien des falaises de Plouézec, àproximité de Port-Lazo, avec des plis synsédimentaires de taille pluridécimétrique.

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Septembre 2011



Des fossiles en Ville de Rennes

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Observer les matériaux géologiques dans les constructions de nos villes et villages est depuis quelques années seulement une activité de découverte classiquement proposée au grand public, aux services touristiques voir même aux géologues professionnels peu versés dans ce domaine. Une série de guides de promenade est même née de cette nouvelle approche du patrimoine. La ville de Rennes, souvent perçue comme une « ville minérale  », offre dans son centre historique du 18ème siècle une architecture dans laquelle sont mis en oeuvre des granites gris et beiges du Nord-Est de l’Ille-et-Vilaine ou du Morbihan, des calcaires du Val de Loire, de Charente ou de la région caennaise, ainsi que des ardoises bleues du Maine-et-Loire. Grâce au développement des voies fluviales (Vilaine et surtout canal d’Ille-et-Rance), effectif dès le milieu du 19ème siècle, il est possible d’importer des matériaux venus du sud comme les schistes rouges du Boë l ou encore et surtout des grès beiges extraits des carrières de Saint-Germain-sur-Ille au nord de la ville qui vont servir àbâtir les quartiers périphériques comme ceux du Sud de la Vilaine (Saint-Hélier, Sainte-Thérèse, Villeneuve, Alma, pont de Nantes...) ou, àl’opposé, ceux de Sévigné, Jeanne d’Arc... Si dans les murs et les façades d’immeubles en schistes rouges il n’est pas rare d’observer des traces fossiles sous la forme de tubes linéaires qui sont autant de terriers de vers marins, dans les blocs de grès de Saint-Germain les fossiles sont plus difficiles àrepérer. Ce sont essentiellement des Brachiopodes orthidés du genre Drabovia figurés sur la photo ci-dessus. Ils sont connus dans divers bâtiments autour du Boulevard de Sévigné, autour de Sainte-Thérèse ou bien encore Boulevard Jacques Cartier. Il est probable qu’ils soient présents en bien d’autres endroits de la ville. Ce peut-être un jeu d’essayer de les découvrir au gré de vos promenades !

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Aoà»t 2011



Hyaloclastite, pointe de la Heussaye, Erquy, Côtes-d’Armor

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Le phénomène volcanique est une des composantes majeures du développement par mécanisme de subduction de la chaîne cadomienne dans le domaine nord-armoricain, entre 650 et 540 millions d’années. Du volcanisme aérien ou subaérien il ne reste aujourd’hui plus grand chose alors que le volcanisme sous-marin est par contre encore bien identifiable même s’il est souvent très transformé par métamorphisme. Parmi les sites côtiers emblématiques, la pointe de la Heussaye àErquy est incontournable pour qui veut aborder le dynamisme de mise en place autour de 600 millions d’années d’un magma basaltique au sein d’un ensemble sédimentaire marin. Elle expose en effet une remarquable série volcanique où se succèdent sur quelques centaines de mètres un ensemble intrusif (sills), un ensemble effusif (coulées àpillow-lavas) et un ensemble explosif (brèches). Ce dernier, àl’extrémité de la pointe, est remarquable par le développement de hyaloclastites (littéralement fragments de verre), brèches constituées de fragments de basalte dispersés dans une pâte àl’origine de verre basaltique, aujourd’hui totalement dévitrifiée. Elles se sont formées sous faible tranche d’eau par un phénomène de trempe qui a entraîné l’explosion de la croà»te superficielle refroidie de coussins de lave en voie de formation qui se sont trouvés projetés dans la lave encore fluide (longueur de l’échantillon figuré : 12 cm).

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Juillet 2011



Le Canyon de Saulges, Saulges - Thorigné-en-Charnie - Saint-Pierre-sur-Erve, Mayenne

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Il est peu de domaines sédimentaires dans le Massif armoricain qui voient la grande extension de formations carbonatées. C’est le cas du Synclinorium de Laval où elles apparaissent àdiverses époques de son histoire géologique, au Cambrien, au Dévonien, mais c’est surtout au Carbonifère qu’elles prennent de l’importance alors que l’Europe se trouve en domaine équatorial. C’est l’époque de l’installation de constructions récifales (biohermes) environnées de faciès périrécifaux, de la formation de mud-mounds avec faciès latéraux stratifiés sur une plateforme carbonatée comparable àcertains sites des actuelles Bahamas. Ces calcaires autrefois très largement exploités (présence de nombreux fours àchaux) sont accessibles dans les principales vallées mayennaises. C’est le cas au long de l’Erve sur les communes de Saulges, Thorigné-en-Charnie et Saint-Pierre-sur-Erve où la rivière a fortement incisé la Formation du Calcaire de Sablé réalisant une vallée profonde bordée de falaises rocheuses. Dans un paysage original pour l’Ouest de la France, ce site touristique, connu sous le nom de "Canyon de Saulges", offre des possibilités d’initiation àl’escalade, de randonnées, de découverte botanique mais aussi de spéléologie puisqu’il possède un réseau karstique avec grottes dont deux sont ouvertes àla visite. Certaines de ces cavités ont servi d’abri et de lieu de vie aux hommes préhistoriques qui y ont parfois dessiné les animaux contemporains (Mammouths, Chevaux, Rhinocéros laineux, Aurochs entre autres).

Grottes de Saulges

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Juin 2011



Les grès roses du Cap d’Erquy, Erquy, Côtes-d’Armor

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Dès le début de l’ère primaire en Bretagne nord, la chaîne cadomienne qui en constitue l’architecture principale, est déjàfortement aplanie lorsque se mettent en place au pied des reliefs résiduels des sédiments continentaux dans des cônes alluviaux puis des barres sableuses fluviatiles. C’est en particulier la série rouge d’Erquy-Fréhel déposée àl’Ordovicien autour de 470 millions d’années, constituée de sédiments grossiers conglomératiques visibles au-dessus du port d’Erquy au sein desquels apparaît une lentille plus fine (le Grès d’Erquy) puis de sédiments sableux àmicroconglomératiques (les Grès de Fréhel) qui constituent le cap d’Erquy et les avancées rocheuses qui séparent les belles plages de Lourtuais, du Portuais et du Guen. Dans les structures sédimentaires des bancs épais de quelques dizaines de centimètres bancs on lit un dépôt effectué par des rivières en tresses divaguant dans un environnement aride. Leur disposition monoclinale actuelle dans le paysage résulte des mouvements tectoniques créés dans la chaîne hercynienne àla fin du Paléozoïque.

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Mai 2011



Scutelle, oursin plat des faluns tertiaires de Tréfumel, Côtes-d’Armor

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Après la longue période d’insularité de la Bretagne pendant la majorité du Mésozoïque, alors que l’Atlantique nord commençait às’ouvrir, la mer va dès le début du Cénozoïque revenir àplusieurs reprises sur la région. Au Néogène, de nouvelles transgressions atteignent leur maximum au Langhien-Serravallien, entre 15 et 11 millions d’années, déposant dans la "Mer des faluns" entre la région nantaise et le golfe de Saint-Malo des sables calcaires coquilliers, les Faluns. Ces sédiments, originaux pour la Bretagne, délivrent un contenu paléontologique très varié constitué, entre autres, de vertébrés terrestres (Proboscidiens), de vertébrés marins (Siréniens, Cétacés, Poissons, Requins...), d’invertébrés marins (Bivalves, Bryozoaires, Echinodermes, Gastéropodes...) parmi lesquels les Oursins figurent en bonne place. Dans la liste de ces derniers ce sont sans doute les Scutelles qui sont les plus emblématiques des dépôts encore accessibles àTréfumel dans les Côtes-d’Armor.

Paléontologie des faluns bretons

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Avril 2011



"Le Lapin", sculpture en Grès de Fontainebleau, Promenade des Bonnets Rouges, Rennes

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Dans l’espace public de la ville de Rennes, les oeuvres d’art restent encore aujourd’hui trop peu nombreuses. Il en existe pourtant quelques unes, généralement implantées dans les quartiers nouveaux ou lors d’aménagements récents de la voirie. C’est le cas sur la Promenade des Bonnets Rouges (Pourmenadenn ar Bonedoù Ruz), le long de la Vilaine entre le boulevard Laë nnec et le boulevard Villebois-Mareuil, où depuis la fin de l’année 2009 veillent, comme "d’étranges gardiens du passage", quatre sculptures animalières, remarquables par la nature du matériau utilisé par les artistes Daniel Dewar et Grégroy Gicquel. Elles sont en effet réalisées dans quatre blocs de grès de Fontainebleau par la technique de la taille directe, la partie de la roche constituant le corps des animaux étant polie, offrant au spectateur l’aspect du marbre. Ces sculptures "naturalistes dans une tradition très académique" complètent ainsi le catalogue des matériaux géologiques "exotiques" nouvellement apparus dans les réalisations architecturales de la ville.

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Mars 2011



Cuirasse ferrugineuse et dalle siliceuse, la Galivelais, Saint-Sulpice-des-Landes, Ille-et-Vilaine

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Aujourd’hui, les géologues considèrent que l’ensemble du Massif armoricain est émergé et en position "haute" au moins dès la fin du Crétacé (autour de 70 millions d’années), certainement en réponse aux orogènes actifs du sud de la France (Alpes, Pyrénées). Pendant tout le Paléogène, jusque vers 37 millions d’années, les terrains affleurants sont soumis àune altération météorique très intense, sous des climats chauds et humides de type climats tropicaux actuels. C’est le cas dans la région de Teillay-Châteaubriant, entre Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique où, dans la zone de présence de la Formation du Grès armoricain, se sont développées des cuirasses latéritiques àhématite (ferricrètes), naguère exploitées pour le minerai de fer dans la région de Rougé. Dans l’une de ces anciennes minières (La Galivelais en Saint-Sulpices-des-Landes, Ille-et-Vilaine) subsiste l’une des rares cuirasses encore bien conservée et facilement accessible. Ajoutant àla valeur patrimoniale du site, elle apparaît surmontée d’une dalle siliceuse également fruit d’une évolution pédogénétique du profil d’altération àl’Eocène supérieur. Cette cuirasse siliceuse (silcrète) présente une structure columnaire àpseudobréchique.

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Février 2011



Le Rocher du Sard, Carolles, Manche

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Entre Bretagne et Normandie, les sédiments détritiques terrigènes briovériens sont recoupés par de nombreux plutons granitiques qui ne sont que les parties aujourd’hui affleurantes d’un vaste corps magmatique, le batholite mancellien. Parmi ces massifs àdominante granodioritique, qui sont datés entre 540 et 520 millions d’années et qui appartiennent de ce fait àl’édifice cadomien, celui de Carolles-Vire est l’un des plus remarquables par sa disposition géographique. Sa partie occidentale atteint la côte de la baie du Mont-Saint-Michel entre Saint-Jean-le-Thomas et Jullouville se dessinant clairement dans le paysage par ses hautes falaises (les Falaises de Champeaux) qui offrent de superbes points de vue sur la baie. En réalité, le trait de côte ne s’inscrit pas sur le granite lui-même, mais sur l’importante auréole de cornéennes qui l’enveloppe. Celle-ci a été créée dans les sédiments par le flux de chaleur issu de la roche magmatique au cours de sa mise en place (métamorphisme de contact ou thermométamorphisme). Sur plus de 4 kilomètres, le sentier de randonnée (sentier des douaniers) tracé sur les falaises comprend quelques sites remarquables comme Sol Roc, la Cabane Vauban, la vallée du Lude, le Pignon Butor et le Rocher du Sard. En ce point, les cornéennes briovériennes dessinent une crête àpartir de laquelle il est possible de voir àl’est le granite et àl’ouest les roches métamorphiques de l’estran aux nombreuses structures plissées recoupées de quelques petits filons issus du pluton. Un peu au nord, la vallée du Lude permet d’accéder au granite et àson débouché le contact entre les deux ensembles lithologiques est fort bien visible (Port du Lude).

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Janvier 2011



Sur les bords du Canal de Nantes àBrest dans les Côtes-d’Armor

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Pour indiquer la distance parcourue depuis son point d’origine àNantes, le chemin de halage du Canal de Nantes àBrest a été équipé dès sa construction de bornes kilométriques qui sur les 360 kilomètres de la longueur de l’ouvrage rythmaient la progression des péniches. Ces bornes ont été réalisées dans des matériaux géologiques de provenance locale ou proche, suffisamment durs pour résister aux injures du temps. Leur taille, dans une moindre mesure leur forme et leur origine géologique changent au fil des départements traversés. En Loire-Atlantique (autrefois Loire-Inférieure), Ille-et-Vilaine et une grande partie des Côtes-d’Armor (autrefois Côtes-du-Nord) ce sont différentes variétés de granites qui ont été mis en oeuvre (granites d’Allaire, de Lizio-La Villeder, de Pontivy,...) et puis àpartir de Gouarec jusqu’en limite occidentale du département c’est la diorite de Plélauff et le granite de Rostrenen qui prennent le relais. Ensuite, sur toute la longueur du Finistère jusqu’àl’écluse maritime de Guily Glas les bornes sont dans le matériau sans doute le plus emblématique de Bretagne occidentale, notamment au travers de ses monuments religieux, la kersantite. Parfois dite « pierre de Kersanton  » cette roche magmatique disposée en filons ou en petites masses dans la région de Logonna-Daoulas et l’Hôpital-Camfrout a également servi àla confection des moellons de bel appareillage qui équipent bon nombre d’écluses dans ce même département (cf. Louis Chauris, la pierre de Kersanton, Presses universitaires de Rennes, 2010).

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Décembre 2010



Le Rocher Galesne, Saint-Georges-Buttavent, Mayenne

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S’il est une formation sédimentaire paléozoïque dont la présence est permanente dans les paysages du Massif armoricain, c’est bien celle du Grès armoricain. On la reconnaît depuis les hautes falaises de Crozon àl’Ouest jusque dans les forêts normandes de l’Orne. La Mayenne ne fait pas exception àla règle puisque au sud-est d’Ernée, entre Chailland et Saint-Georges-Buttavent, on la trouve dans la Forêt de Mayenne. A la lisière orientale de celle-ci, les sédiments quartzeux qui en constituent la majeure partie des strates pratiquement redressées àla verticale ont été largement dégagés par l’érosion. Ils y constituent de remarquables "murs rocheux" rompus de temps àautre par les vallées qu’empruntent les rivières affluentes de la Mayenne. Ces affleurements pittoresques parfois propices àl’escalade ont pour nom Rocher de Chailland, Rocher Galesne ou encore Rocher du Hec.

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Novembre 2010



Trilobite, région de Vitré, Ille-et-Vilaine

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Parmi les premiers invertébrés às’être répandus dans les mers dès le début du Paléozoïque figurent les Trilobites. Ce sont les plus primitifs des Arthropodes (classe dont font partie les Crustacés, les Insectes, les Araignées...) et pourtant ils présentent déjàune anatomie perfectionnée. Ainsi nommés parce que leur corps est dans la longueur divisé en 3 lobes, ils se caractérisent par une carapace céphalique (tête ou céphalon) aux yeux souvent bien développés, par un thorax àsegments mobiles sur lequel s’insèrent les pattes et par une queue (pygidium) àsegments soudés. Ils constituent un groupe exclusivement fossile, apparu au Cambrien inférieur et qui s’est extraordinairement diversifié durant la première moitié du Paléozoïque, puis a décliné pour finalement s’éteindre au tout début du Mésozoïque. Leur taille, selon les genres, peut varier de 1 à70 centimètres. Détritivores, ils devaient assez facilement se déplacer sur les fonds vaseux. En Bretagne, leurs fossiles sont très fréquemment rencontrés dans les sédiments fins de l’Ordovicien comme ce spécimen bien conservé recueilli dans le synclinorium médian armoricain près de Vitré (Ille-et-Vilaine).

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Octobre 2010



Sédiments fluviatiles, Stervin-Les Salles, Riantec, Morbihan

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Le Blavet est un fleuve côtier de Bretagne, long de près de 150 kilomètres, qui coule dans les départements des Côtes-d’Armor et du Morbihan et se jette dans l’Océan Atlantique. La position de son estuaire au sud de Lorient a varié au cours des temps géologiques, notamment durant les 500 000 dernières années, comme en témoignent dans le paysage actuel de petites falaises constituées de sédiments sableux, graveleux ou sablo-graveleux. Ces dépôts s’observent en quelques endroits préservés sur le littoral comme àla pointe de Gâvres, àStervin au sud de Riantec ou plus àl’intérieur comme àl’est de la petite mer de Gâvres (Kerousine) ou àSterbouest en Locmiquélic. C’est sans doute entre Stervin et les Salles àRiantec que les observations sont aujourd’hui les plus aisées, la falaise montrant l’alternance de nappes de graviers et de lits sableux parfois ponctués de litages obliques, la couleur générale rousse de ces sédiments fluviatiles attestant d’un "ancien delta" par rapport àdes sédiments de même nature mais moins colorés qui sont la marque d’un delta plus récent. La coupe permet en outre d’observer de remarquables phénomènes périglaciaires telles des fentes en coin ainsi que des phénomènes tectoniques récents comme la zone effondrée limitée par de petites failles, visible au centre de la photo.

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Septembre 2010



Brèche magmatique, Saint-Jean-du-Doigt, Finistère

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Parmi les rares ensembles gabbroïques reconnus en Bretagne, celui de Saint-Jean-du-Doigt (Sant Yann ar Biz) dans le nord Finistère est incontestablement le plus remarquable. Cette intrusion complexe montre en effet des faciès qui vont du gabbro au granite et les très bonnes conditions d’affleurement en falaises littorales depuis la pointe de Beg an Fry àl’est, jusqu’àPrimel-Trégastel àl’ouest, offrent la possibilité rare d’observer leurs relations spatiales et d’étudier les dynamismes magmatiques complexes du fonctionnement d’une chambre magmatique. À l’est de la plage de Saint-Jean-du-Doigt, après avoir passé la première pointe rocheuse, les volumineux blocs qui parsèment l’estran révèlent une étonnante brèche magmatique, du plus bel effet lorsque la roche est mouillée. Elle apparaît constituée d’éléments sombres majoritairement anguleux dispersés sous la forme d’enclaves dans une matrice plus claire. Le matériau sombre est de nature gabbroïque alors que le matériau plus clair correspond àune diorite. Ce qui est remarquable ici, c’est le rapport entre ces deux types de magmas de composition différente. Pour produire des enclaves de tel aspect, il faut envisager que le magma gabbroïque était déjàsuffisamment refroidi et rigide lorsque le magma dioritique s’y est mis en place en force, l’a fracturé, éclaté et finalement incomplètement incorporé. Ce phénomène a pour nom " magmatic stopping ".

Sur le site de la Sgmb : Le complexe gabbro-dioritique de Saint-Jean-du-Doigt

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Aoà»t 2010



Les grès roses de Fréhel, Pory, Plévenon, Côtes-d’Armor

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La couleur rose des roches du cap Fréhel ne doit rien àcelle de certains des granites roses que l’on peut trouver dans ce même département des Côtes-d’Armor, tel celui de Ploumanac’h. Elle provient des grès qui constituent l’architecture de ce " vaisseau de pierre " ancré au-dessus de la mer d’émeraude. Ils correspondent àdes sables transportés par de larges rivières en tresses et déposés au début du paléozoïque sur les reliefs arasés de la chaîne cadomienne, aujourd’hui heureusement préservés de l’érosion. Si un parcours en haut de falaise autour du cap permet d’en appréhender les caractéristiques sédimentaires, c’est quelques kilomètres àl’Ouest sur la route menant àSables-d’Or-les-Pins, dans le vallon de Pory, qu’il faut se transporter pour toucher de près ces sédiments si particuliers en Bretagne. Sur le rocher en forme de tour ruiniforme qui apparaît àl’ouverture du vallon, avec pour fond de décor le cap, est clairement visible l’empilement des strates faiblement inclinées constituées de faisceaux obliques de lamines que l’érosion éolienne ou bien souligne ou bien ponctue d’alvéoles.

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Juillet 2010



Le Saut Roland, Dompierre-du-Chemin, Ille-et-Vilaine

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Au Sud-Est de Fougères, l’un des petits massifs granitiques cadomiens reconnus entre Bretagne et Normandie, le granite des Epronnières, est en contact avec les sédiments briovériens par l’intermédiaire d’un puissant filon de quartz visible sur près de 8 kilomètres entre Châtillon-en-Vendelais et Luitré. Orienté Sud-Ouest–Nord-Est, large d’une trentaine de mètres, ce filon est parcouru de nombreuses fractures qui àproximité de Dompierre-du-Chemin ont permis au petit ruisseau de Saint-Blaise de creuser sa vallée et de franchir cet obstacle naturel, dessinant ainsi une cluse. L’érosion différentielle ayant dégagé une bonne partie du filon, on peut aisément le suivre dans la topographie et son interruption au niveau de la vallée est àl’origine de la légende du Saut Roland. Ici, dit-on, Roland, neveu de Charlemagne et Préfet des Marches de Bretagne, prétendit franchir la vallée d’un saut de cheval, depuis le haut de la falaise jusqu’au sommet du versant opposé. Il le fit : une première fois au nom de Dieu... et y parvint. Une seconde fois au nom de la Vierge et réussit fort bien... Une troisième fois au nom de sa Dame... et fut précipité au fond de la vallée dans une chute qui lui fut fatale. Ce site sauvage, àla végétation dense, marqué par ses falaises abruptes de quartz et ses chaos de pierres lissées par le courant du ruisseau est aujourd’hui site départemental aménagé, propice àla randonnée et àl’escalade.

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Juin 2010



Corps pegmatitique, Digulleville, Manche



L’estran rocheux du nord du cap de la Hague, sur la commune de Digulleville entre l’anse Saint-Martin et la pointe Jardeheu, expose une grande variété de roches métamorphiques que l’on peut rapporter avec certitude àl’Icartien armoricain (un peu plus de 2 milliards d’années) présentes sous la forme d’enclaves plurimétriques au sein de granites mis en place au cours du cycle orogénique cadomien. Ces derniers sont des monzogranites montrant de superbes mélanges magmatiques et des granodiorites aux couleurs diverses (gris àrose). Dans la baie d’Ecuty, àl’ouest de la pointe de Catehaut, une de ces granodiorites, la granodiorite rose d’Ecuty, renferme un exceptionnel amas pegmatitique. Si l’affleurement ne dépasse pas quelques mètres, la roche est remarquable par son assemblage de mégacristaux de quartz blanc laiteux et de feldspath rose dont la taille atteint plusieurs dizaines de centimètres et dont le mariage chromatique est du plus bel effet. Ils sont accompagnés d’un minéral noir d’aspect charbonneux, également de grande taille qui pourrait appartenir au groupe des épidotes (allanite ?).

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Mai 2010



Cristal de quartz, Pleucadeuc, Morbihan



Aujourd’hui dans le Morbihan, ce sont surtout les kaolins de Ploemeur qui sontconnus pour fournir de superbes cristaux de quartz aux colorations très diverses. Pourtant, ce département a plus largement livré de beaux cristaux en provenance de la célèbre mine de la Villeder et de sa périphérie et de plusieurs gisements sur les communes de Saint-Gravé, de Peillac et de Pleucadeuc généralement associés aux magmas granitiques (voir par exemple la collection du Comte de Limur conservée au Musée de géologie de l’université de Rennes 1). Dans les formations sédimentaires, les minéralisations en silice sont plus rares. Néanmoins, il y a quelques années au sud-ouest de Malestroit, des carrières ouvertes dans des grès paléozoïques montraient des cavités tapissées de beaux groupements de cristaux pluricentimétriques généralement translucides mais dont certains sont en partie colorés par des oxydes de fer comme celui présenté sur la photo. (Collection Musée de Géologie de l’Université de Rennes 1. N° inventaire IGR-MIN-81.7009).

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Avril 2010



Falaise de limons quaternaires, Saint-Jouan-des-Guérets, Ille-et-Vilaine



Les dépôts périglaciaires liés àla dernière période froide du quaternaire, alors que les glaciers descendaient très largement sur le sud de la Grande-Bretagne, sont en Ille-et-Vilaine plutôt discrets sur la façade maritime du département et encore moins lisibles dans l’intérieur des terres. Les plus connus sont sans doute ceux de la vallée de la Rance où, àSaint-Suliac, des loess et des limons loessiques visibles en falaise sont aujourd’hui peu accessibles. Il faut aller plus au nord àSaint-Jouan-des-Guérets pour trouver une formation quaternaire bien exposée où, àla Ville-ès-Oiseaux, est conservée une belle falaise de limons globalement homogènes mais pouvant renfermer des blocs plus ou moins volumineux du socle sous-jacent.

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Mars 2010



Micaschistes, plage de Kerrou, Clohars-Carnoë t, Finistère



La côte sud de Clohars-Carnoë t est constituée par la Formation des micaschistes du Pouldu (ou encore de Brigneau) qui affleure très largement dans les falaises de la plage de Kerrou. Cet ensemble né de la transformation de roches sédimentaires et volcaniques au sein de la chaîne varisque (chaîne hercynienne) affiche un beau rubanement avec des niveaux de couleurs et de textures qui traduisent des natures différentes, plus ou moins riches en minéraux micacés ou en quartz et feldspath. Dans cet ensemble métamorphique correspondant àune ancienne série sédimentaire argilo-sableuse, sont régulièrement interstratifiés des niveaux sombres d’amphibolites noires et de prasinites vertes qui sont d’anciennes coulées ou d’anciens tufs basaltiques. Ces roches sont intensément déformées en un plissement isoclinal très serré le tout montrant un pendage général vers le nord.

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Février 2010



Vauville, Manche



Dans la région qui s’étend de Vauville àHerqueville, l’estran rocheux de la côte occidentale du nord-Cotentin expose de façon remarquable les séries sédimentaires cambriennes àsiluriennes du flanc nord du synclinal paléozoïque de Siouville déformées dans la chaîne varisque. A Vauville, au nord de la plage de la Crecque, les grès et siltites ordoviciens de la Formation des Grès de May offrent une belle structure synclinale en " fond de bateau ". En arrière plan, la falaise verticale, àla morphologie caractéristique du haut de grève dans le nord-Cotentin, est constituée de blocs rocheux de toutes tailles, englobés par des argiles ; c’est le fameux " head " quaternaire qui correspond àdes coulées de blocs mises en place au pied des reliefs lors des alternances gel-dégel.

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Janvier 2010



Eglise Saint-Jean-Baptiste de Béré, Châteaubriant, Loire-Atlantique



Dans le pays de Châteaubriant, comme dans bien d’autres régions de Bretagne (pays de Redon, de la Gacilly, de Malestroit), des grès àciment ferrugineux apparaissent fréquemment dans l’architecture militaire, religieuse, seigneuriale et même vernaculaire. Ce matériau provient de niveaux indurés par la précipitation, au sein de zones sableuses, d’oxydes et d’hydroxydes de fer contenus dans la nappe phréatique. Ces sables appartiennent généralement àla Formation des Sables rouges rapportée au Pliocène, aujourd’hui préservée àla faveur de fossés d’effondrement, et la formation de ces grès àciment ferrugineux est souvent très récente. En raison de leur couleur particulière, ils sont fréquemment désignés sous les noms de roussards, de renards, voire même de grisons. Aptes àla taille et àla sculpture, ils permettent des appareillages de belle facture comme on le voit ici pour ce magnifique entourage ouvragé de la porte occidentale de l’église Saint-Jean-Baptiste de Béré àChâteaubriant. Ils sont également très présents dans les murs de l’édifice ainsi que dans ses volumes intérieurs (nef, chÅ“ur et absidioles).

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Décembre 2009



Disthène des environs de Baud, Morbihan



Le disthène ou cyanite est un silicate d’alumine, comme l’andalousite et la sillimanite, de formule chimique Al2(O/SiO4). D’aspect nacré, il cristallise en tablettes bleutées, blanches ou incolores. Cyanite est le nom ancien, donné en 1789 par Werner, d’après le grec kuanos, bleu. Disthène, proposé par Haüy en 1801, lui a été préféré depuis. En Bretagne, on le trouve dans des micaschistes où il avoisine la staurotide et le grenat, dans des éclogites, dans des lentilles, associé àl’andalousite (région de Scaë r), et dans des veines de quartz (région de Baud) , comme pour l’échantillon présenté ci-dessus (longueur 3cm).(Collection Musée de Géologie de l’Université de Rennes 1. N° inventaire IGR-MIN-98.14677).

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Novembre 2009



En Ville de Rennes, du rouge et du pourpre dans les matériaux de construction



Civitas rubra, la cité rouge, tel est le nom qui a été donné àla Ville de Rennes avant le Moyen Âge, en raison de sa ceinture de remparts en briques rouges édifiée par les Romains au IIIème siècle pour se protéger des invasions barbares. Ces remparts ont aujourd’hui pratiquement totalement disparu du paysage urbain mais la couleur rouge est toujours présente dans le bâti, obtenue par l’utilisation massive des schistes rouges de la Formation de Pont-Réan, exploités dans les synclinaux paléozoïques du Sud de Rennes (entre Bruz et Guichen), transportés par la Vilaine et déchargés sur un port àproximité de la place de la Mission. Cette couleur rouge-violacé est souvent rehaussée par la mise en oeuvre, ànouveau, de la brique rouge, mais aussi parfois du Poudingue de Montfort, venu des hauteurs de la Ville de Montfort-sur-Meu, comme on le voit sur cette villa d’allure balnéaire située rue du Père Janvier.

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Octobre 2009



Sphéroïde



Dans la nature et singulièrement dans le monde géologique, l’organisation de la matière en boules et structures sphériques est assez fréquente. En témoignent les sphérolites, les orbicules, les nodules ou autres débits en coussins des coulées de laves. Dans les formations sédimentaires les "boules" sont assez fréquentes dans les grès, les carbonates (structures "ball and pillow"). En Bretagne, certaines formations siluriennes, àdominante gréseuse ou silteuse, contiennent divers nodules, parfois carbonatés, le plus souvent siliceux, connus sous le nom de "sphéroïdes". Ces structures sédimentaires, parfois riches en fossiles (Graptolites, Ostracodes, Céphalopodes orthocônes), sont souvent dégagées par l’érosion. Recueillis àla surface des labours, les sphéroïdes servent ainsi de niveau repère.

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Septembre 2009



Les Porphyroïdes de la Côte de Jade àPréfailles, Loire-Atlantique



Les petites falaises qui limitent au nord la baie de Bourgneuf entre la pointe Saint-Gildas, àl’Ouest de Préfailles, et la Bernerie-en-Retz, sont constituées de roches majoritairement d’origine volcanique, àfaible degré de métamorphisme, dont certains niveaux offrent la particularité de contenir de très nombreux phénocristaux de feldspath et de quartz dispersés dans une matrice àgrain fin. Cette caractéristique, immédiatement perceptible sur le terrain, notamment sur la grande plage de Préfailles, a valu àcette unité l’appellation de Porphyroïdes. On y distingue des faciès relativement grossiers, de composition variant depuis des rhyodacites jusqu’àdes rhyolites, et des niveaux tuffacés, àgrain plus fin et de composition dacitique. L’ensemble, àcaractère volcano-sédimentaire évident, correspond àune suite calco-alcaline ; il a été qualifié de méta-tuffo-ignimbrite porphyrique rhyolitique, les Porphyroïdes représentant la partie méta-ignimbritique franche. Ces dernières montrent une intense déformation pénétrative marquée par une foliation subhorizontale, parfois "ondulante", comme on le voit sur cet affleurement, portant une forte linéation d’étirement souvent orientée Est-Ouest.

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Aoà»t 2009



Mur de clôture en terre, Rennes, Ille-et-Vilaine



Au coeur de son "bassin", la ville de Rennes est implantée sur les schistes et les grès briovériens (Protérozoïque supérieur). Très altérés, ils sont impropres àl’extraction de pierres àbâtir alors que leur lente dégradation a généré des sols argilo-limoneux propices àune mise en oeuvre de la terre. Les constructions en terre sont encore nombreuses en campagne autour de la ville, surtout en direction des Côtes-d’Armor, mais au coeur même de la cité elles se font très discrètes. Au fil des promenades urbaines on arrive àles identifier, comme ce pan de mur encore debout, mais pour combien de temps, visible àproximité du pont de Strasbourg. Il en est d’autres, allée Louise Weiss, rue du Thabor, rue Auguste Pavie, rue des Ecotais...

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Juillet 2009



Site légendaire de Croquelien, Le Gouray, Côtes-d’Armor



Sur les hauteurs de Croquelien, un peu au Nord de Collinée dans les Côtes-d’Armor, le granite de Moncontour offre d’intéressantes figures d’érosion et d’altération, déjàprésentées sur la photo du Mois de Mai 2008. Certaines d’entre elles montrent clairement le granite parcouru de diaclases suffisamment espacées pour délimiter des volumes importants, attaqués par les agents météoriques, telle l’eau de pluie, dès que la roche a été àl’air libre ou proche de la surface. Ici, l’arène granitique produite par la décomposition du granite au long des fissures a été totalement dégagée laissant les blocs comme posés les uns sur les autres et les uns contre les autres.

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Juin 2009



Grès cambriens, vallée de l’Erve, Sainte-Suzanne, Mayenne



En Charnie, àquelques dizaines de kilomètres au nord-est de Laval, la petite cité médiévale de Sainte-Suzanne est installée sur un éperon rocheux qui constitue un superbe belvédère au-dessus du bassin de Laval au sud et en direction des Coë vrons au nord-est. Cette configuration défensive idéale est le résultat d’une histoire géologique commencée au début de l’Ere primaire, au Cambrien, il y a environ 530 millions d’années. Les principaux reliefs de la Chaîne cadomienne évanouis, la mer s’avance sur la région depuis l’Est, déposant schistes, calcaires et grès fossilifères qui sont parmi les premiers sédiments paléozoïques identifiés dans l’Ouest de la France. La sédimentation marine s’installe ensuite pour des centaines de millions d’années durant l’Ordovicien, le Silurien et une partie du Dévonien. Autour de 300 millions d’années la pile sédimentaire est prise dans la tectogenèse varisque, les couches sont bousculées, parfois redressées. Ainsi s’architecture le Synclinorium paléozoïque de Laval. Durant le Mésozoïque et le Cénozoïque les nouveaux reliefs sont soumis àl’érosion donnant au paysage un modelé en creux et en bosses qui est parachevé au Quaternaire par la mise en place de l’Erve qui incise en cluse la puissante barre des Grès cambriens de Sainte-Suzanne en mettant au jour les bancs inclinés tels qu’ils apparaissent aujourd’hui sous le château.

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Mai 2009



Cornéennes calciques, plage du Platé, Tréauville, Manche




Sur la façade ouest du nord-Cotentin, le petit massif granitique de Flamanville est une véritable célébrité géologique pour ses remarquables formes d’érosion et d’altération et pour le métamorphisme de contact qu’il a développé dans les roches environnantes. Lors de sa mise en place au Carbonifère dans le synclinal paléozoïque de Siouville il a en effet transformé des formations sédimentaires àla lithologie très variée et contrastée dont l’âge va du Cambrien au Dévonien. En fonction de la nature de la roche parent, argileuse, sableuse, argilo-carbonatée, le thermométamorphisme a développé soit des cornéennes micacées àsilicates alumineux (andalousite-cordiérite), soit des cornéennes àsilicates calciques qui dérivent de roches calcaréo-pélitiques ou marneuses (tactites) ou de roches carbonatées (skarns). Sur la bordure nord du granite, àproximité immédiate du port de Diélette, sont accessibles ces cornéennes calciques rubanées, véritables skarns ; les niveaux vert pâle y sont des cornéennes pyroxéniques, les niveaux vert-foncé des cornéennes amphiboliques, et les niveaux bruns des lits àgrenat ferrifère qui vont même jusqu’àde vraies grenatites. Elles proviennent de la transformation des différents horizons de la formation dévonienne de Néhou que l’on peut voir, non modifiée, plus au nord àSiouville.

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Avril 2009



Coussins de lave, pointe de la Heussaye, Erquy, Côtes-d’Armor



Le volcanisme est certainement la marque de la Chaîne cadomienne, édifiée entre 620 et 540 millions d’années, et dont on trouve les roches-témoins en Bretagne septentrionale et en Basse-Normandie. Quelques sites volcaniques remarquables montrent d’intéressantes coulées de métabasaltes àparagenèse spilitique àdébit en coussins (pillow-lavas). Le plus connu, et sans doute le plus visité, est la Pointe de la Heussaye àErquy où plusieurs coulées sous-marines (au moins 5), entrecoupées d’épisodes sédimentaires, ont été émises au Protérozoïque supérieur (Briovérien), il y a 608 millions d’années. Sur la façade sud-ouest de la pointe, les coussins de lave sont plutôt de grande taille et de forme ovoïde, alors que sur la façade nord-est on voit de beaux petits coussins bien circulaires (photo). Ce volcanisme effusif surmonte un magmatisme intrusif constitué de sills spilitiques mis en place dans des sédiments fins et est surmonté par un volcanisme explosif marqué par la présence de hyaloclastites visibles àl’extrémité de la pointe. L’ensemble de ces roches, connu sous le nom de "série d’Erquy", a été porté àla verticale et a acquis une schistosité (pour les sédiments) dans la Chaîne cadomienne.

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Mars 2009



"Vaisseau de Grès armoricain", la Roche d’Orgères, Lignières-Orgères, Mayenne



Cet impressionnant amoncellement de blocs rocheux surprend dans la campagne nord-mayennaise. Totalement isolé, il est constitué de grès blancs quartzitiques appartenant àla Formation du Grès armoricain. Mis en place àl’Ordovicien, il y a environ 465 millions d’années, redressés àla fin du paléozoïque dans la chaîne varisque, c’est l’érosion qui les a depuis dégagés des sédiments et du granite environnants. La Roche d’Orgères est l’élément le plus oriental des pointements rocheux qui jalonnent les bordures du synclinal de Mortain-Domfront (Rochers de Mortain, de Domfront, de la Forêt d’Andaines). Comme beaucoup de sites de cette nature, il a suscité une légende populaire, celle de la fée Quasnon.

Site web : Légende de la Roche d’Orgères

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Février 2009



Coeur de migmatite, Saint-Nazaire, Loire-Atlantique



La formation des chaînes de montagnes conduit généralement àun épaississement de la croà»te continentale dans laquelle les roches sédimentaires àforte composante alumineuse sont fréquentes. Conséquence de l’élévation, àplusieurs dizaines de kilomètres de profondeur, de la pression et surtout de la température, ces dernières se transforment d’abord en gneiss puis subissent une fusion plus ou moins poussée suivie d’une recristallisation. Les roches nouvelles ainsi créées s’appellent des migmatites. Les termes les moins transformés, appelés métatexites, conservent la mémoire de la roche d’origine qui est souvent un gneiss àgrain fin, sous la forme d’un litage alors que dans les migmatites un peu plus évoluées, appelées diatexites, ce ne sont plus que des enclaves qui en rappellent le souvenir. C’est le cas pour certaines des migmatites de Saint-Nazaire, nées dans la chaîne varisque (ou hercynienne), àl’observation desquelles j’ai eu un "coup de coeur" pour cette rareté qui est menacée par les enrochements littoraux àvenir.

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Janvier 2009



Gneiss pentévriens de Port-Morvan, Planguenoual, Côtes-d’Armor



Alternance de gneiss clairs quartzo-feldspathiques, grossiers àmoyens et de gneiss verts chloriteux àgrains plus fins.

En 1959, en baie de Saint-Brieuc, Jean Cogné décrit àla base des séries briovériennes un complexe de roches conglomératiques (arkoses et conglomérats de Cesson, d’Hillion, de Port-Rouault, du Val-André) qui proviennent clairement de la démolition d’un socle cristallin sous-jacent. Reconnues sur les communes de Hillion et de Planguenoual les roches de ce socle ont été rangées àcette époque par J. Cogné dans le Pentévrien (du nom du Pays de Penthièvre). Lorsque les premières datations autour de 2 milliards d’années ont montré l’existence du socle ancien icartien, le Pentévrien a été quelque peu "oublié". Aujourd’hui, entre l’Icartien et le Briovérien à650 millions d’années, des âges numériques à750 millions d’années, obtenus notamment sur les gneiss de Port-Morvan laissent envisager l’existence d’un magmatisme d’un "socle pentévrien" éocadomien.

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Décembre 2008



Le Rocher Coupeau, Saint-Berthevin, Mayenne




Dès le milieu du Dévonien, autour de 380 millions d’années, les premiers stades de la formation de la chaîne hercynienne, que l’on appelle classiquement la " phase bretonne ", conduisent àl’émersion progressive du domaine centre-armoricain. Les formations paléozoïques anté-carbonifères, dans les premiers reliefs ainsi créés, sont rapidement soumis àl’érosion délivrant des blocs rocheux qui sont repris par des rivières torrentielles ou plus calmes et finissent par s’accumuler dans de petits bassins sédimentaires. Ces formations conglomératiques, àéléments parfois volumineux sont fréquemment observées dans le " bassin de Laval ", àla base de la série sédimentaire carbonifère, àl’intérieur d’un ensemble détritique complexe en alternance avec des niveaux gréseux et silteux, dont certains sont parfois riches en charbons, accompagnés même de produits volcaniques qui témoignent d’une instabilité du socle. Ils seront, par la suite, déformés, plus ou moins redressés lors de la phase principale de compression du domaine autour de 320 millions d’années, ce qui explique l’existence d’une schistosité parfois prononcée. Autour de Laval, ces conglomérats sont particulièrement bien exposés sur la base de loisirs de Coupeau àSaint-Berthevin où ils servent de support àun site d’escalade ce qui en garantit la bonne lisibilité. On les retrouve plus au sud àhauteur de l’Huisserie le long de la Mayenne et au nord de Laval, toujours le long de la Mayenne, dans le site classique du moulin de Belle-Poule (Changé).

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Novembre 2008



Archéocyathe, Saint-Jean-de-la-Rivière, Manche



Les Archéocyathes, du grec arkhaîos, ancien et kuathos, vase, sont actuellement considérés comme une classe éteinte d’un groupe d’Eponges, les Démosponges. Ils apparaissent un peu au-dessus de la limite Cambrien/Précambrien, au Tommotien, c’est-à-dire il y a environ 530 millions d’années. Dès lors ils participent àl’édification de récifs sous des climats chauds. Les adultes, fixés au substrat, hauts de quelques centimètres, ont la forme d’un cône renversé muni de deux parois jointes par des cloisons verticales, pourvues de pores, et de cloisons horizontales appelées plancher. Leur extinction complète au Cambrien supérieur n’est pas encore expliquée. Dans l’ouest de la France on les rencontre sur la façade maritime occidentale du Cotentin, dans les schistes et calcaires de la Formation de Saint-Jean-de-la-Rivière.

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Octobre 2008



La Tortue, Loctudy, Finistère



La pointe sud-ouest du Finistère est essentiellement constituée par le granite de Pont-l’Abbé qui affleure sur la côte pratiquement sans interruption depuis Saint-Guénolé jusqu’àLoctudy. Ce granite varisque àdeux micas, daté autour de 305 millions d’années, souvent fortement structuré par des zones de cisaillement, offre localement de spectaculaires figures d’érosion qui ont conduit àla formation d’ensembles rocheux remarquables comme àLesconil ou de rochers plus isolés aux noms évocateurs comme celui de Lechiagat (Men Gwen an Aod) ou celui de Loctudy (la Tortue) présenté sur cette photo.

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Septembre 2008



Le Caillou de Rennes



Connu dès le 18ème siècle, époque àlaquelle il servait àconfectionner de petits objets (tabatières, cabochons, cachets...), des bijoux, le "Caillou de Rennes" a surtout été utilisé pour paver les rues de la capitale bretonne, bien avant le granite. Au début du 20ème siècle, toutes les collections minéralogiques possédaient des échantillons de cette roche qui prend un beau poli. Souvent défini comme "jaspe bréchiforme" ou "conglomérat jaspique", c’est en réalité une brèche sédimentaire àéléments anguleux ou arrondis de quartz, englobés dans une matrice ferrugineuse qui confère àla roche cette couleur rouge, brune ou jaunâtre si particulière. Ses gisements sont limités àla ville actuelle de Rennes. Il date certainement du Cénozoïque, vraisemblablement de l’Eocène, sa genèse étant liée àdes silicifications sous le climat tropical qui régnait en Bretagne àcette époque.

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Aoà»t 2008



Falaise quaternaire de la plage de l’Hôtellerie, Hillion, Côtes-d’Armor



Nombreuses sont les localités du littoral nord-armoricain a conserver des dépôts témoins des événements climatiques quaternaires qui sont intervenus durant plusieurs centaines de milliers d’années du Pléistocène inférieur àl’Holocène. La coupe de l’Hôtellerie est remarquable, exposant en niveaux superposés les principaux faciès rencontrés dans ce type de formations issues des alternances de périodes froides et de périodes plus chaudes. Sur le substrat schisteux protérozoïque repose une première coulée de blocs (head ancien mis en place lors d’un dégel) surmontée d’un petit horizon clair de limon (Pléistocène moyen) puis d’un niveau plus épais de limon, d’argile et de sable fin. Au-dessus est visible une deuxième coulée de blocs (head récent) surmontée d’un horizon très clair de loess calcaire accumulé lors d’un épisode glaciaire au Pléistocène supérieur. Du limon fin holocène (loess altéré) couronne le tout.

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Juillet 2008



Conulaire dans le grès ordovicien de May, May-sur-Orne, Calvados



Exoconularia pyramidata

Encore énigmatiques, les Conulaires, uniquement fossiles, fréquents dans les terrains paléozoïques, sont aujourd’hui rangés, comme les Coraux et les Méduses, parmi les Cnidaires. Exoconularia pyramidata est une espèce de l’Ordovicien en forme de pyramide allongée àsommet arrondi et àsection plus ou moins carrée. Les quatre faces ornées de rides obliques et pourvues d’un sillon longitudinal médian, sont limitées par des carènes creusées sur toute leur longueur par un sillon. Les individus atteignent souvent 10cm de long.

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Juin 2008



Schiste et granite, Place du Puits, Pluherlin, Morbihan



Dans le Morbihan, au nord-est de Questembert et àquelques encablures de Rochefort-en-Terre, la commune de Pluherlin s’étend àla fois sur le granite varisque àdeux micas de Questembert au sud et sur les sédiments schisteux ordoviciens du Synclinal de Rochefort-en-Terre au nord. Cette dualité géologique trouve son expression dans l’architecture de la ville avec un superbe bâti de granite qu’une artiste locale a rehaussé de dessins naturalistes sur de grandes plaques schisteuses, comme autant de totems dans le bourg et sur un sentier de promenade.

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Mai 2008



Site légendaire de Croquelien, Le Gouray, Côtes-d’Armor



Au nord de Collinée, dans les Landes du Mené, le granite varisque de Moncontour, daté àenviron 320 millions d’années, constitue des reliefs parmi les plus hauts des Côtes-d’Armor. Le sommet de la butte de Croquelien offre du haut de ses 252 mètres un superbe panorama sur la campagne costarmoricaine environnante ainsi que de belles surfaces bosselées de vasques dans le granite porphyroïde. L’érosion, active depuis le début du Mésozoïque, a donné son visage àcet endroit remarquable par ses chaos de rochers. Modelés au fil du temps par l’eau de pluie, certains ont pris des formes inédites, comparés l’un àune baignoire, l’autre àun fauteuil, d’autres rangés verticalement les uns contre les autres àun portefeuille. La Légende y situe le repaire des Fées Margot, soupçonnées d’avoir aidé le temps àsculpter les parties tendre du granite. Un sentier balisé de bornes explicatives permet une découverte active de cet endroit "magique".

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Avril 2008



Rochers de Grès armoricain, Saint-Aubin-du-Cormier, Ille-et-Vilaine



A l’Est de Saint-Aubin-du-Cormier, le flanc nord du synclinal de Liffré est souligné par la formation du Grès armoricain (Arenig) qui se marque parfaitement dans la topographie. Dominant de plusieurs dizaines de mètres au nord les formations protérozoïques (Briovérien) sous-jacentes elle forme une crête boisée constellée de rochers dégagés par l’érosion, parfois riches en tubes verticaux qui correspondent àdes terriers fossiles occupés il y a quelques 470 millions d’années par des vers marins (Skolithes). Un sentier pédestre partant des ruines du Château de Saint-Aubin-du-Cormier vers l’Est permet une agréable promenade parmi ces amoncellements de blocs de grès quartzeux connus sous le nom de Rochers de Bécherel et au pied de parois plus escarpées qui ravissent les amateurs d’escalade.

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Mars 2008



Plis dans le Briovérien de Saint-Nicolas-Plage au nord de Saint-Pair-sur-Mer, Manche



Entre Granville et Saint-Pair-sur-Mer la falaise littorale expose largement les formations sédimentaires du Briovérien inférieur normand àcaractère flyschoïde. Les alternances silto-gréseuses y montrent de nombreuses déformations produites dans la chaîne cadomienne avec, en particulier, des plis très resserrés accessibles au nord du lieu-dit Le Fourneau.

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Février 2008



Le Champignon, Huelgoat, Finistère



Un fruit de l’érosion àne pas mettre sous toutes les dents ! A quelques pas au nord-ouest des célèbres chaos de Huelgoat, sur la route de Berrien, cette volumineuse boule de granite, naguère dans une propriété privée, est aujourd’hui heureusement accessible et mise en valeur.

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Janvier 2008



La Marqueterie, anse de Sciotot, Flamanville, Manche



Durant l’orogenèse hercynienne, le granite varisque de Flamanville s’est mis en place dans les sédiments du synclinal paléozoïque de Siouville les transformant àson contact et sur sa bordure en cornéennes alumineuses et calciques. Injecté en force dans le sédiment modifié par le flux de chaleur, le magma acide a découpé la roche en blocs anguleux, réalisant ainsi une brèche du plus bel effet.

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Décembre 2007



La Roche aux Loups, Carentoir, Morbihan



La légende veut que Gargantua se soit débarrassé de ce caillou encombrant en pleine campagne àquelques 2500 mètres àl’Est de Carentoir. Parfois considéré comme un menhir, il s’agit d’un élément résiduel d’une lentille de conglomérat protérozoïque que l’érosion a dégagée des sédiments silto-gréseux environnants. Ce conglomérat, connu sous le nom de Poudingue de Gourin, est courant dans le Briovérien de Bretagne centrale. Dans cette région, entre Ploë rmel et Pipriac, il offre souvent des reliefs et des rochers pittoresques (rochers de la Ville-Bouquet àPloë rmel, chaos de la grotte àSixt-sur-Aff). Quant aux loups, c’est une autre histoire...

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Novembre 2007



Ouest des Lacs Bleus - Cap d’Erquy, Erquy, Côtes-d’Armor



Les conglomérats rouges stratifiés de la base de la série ordovicienne d’Erquy-Fréhel dominent en falaise les installations portuaires d’Erquy. Faiblement inclinés dans la chaîne hercynienne, ils offrent un belvédère de choix sur la ville.

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Octobre 2007



Le Rocher de Saint-Méen, La Chapelle-Caro, Morbihan



Le flanc nord-ouest de l’Unité paléozoïque de Réminiac est limité par une faille de direction est-ouest qui se marque au sein de la Formation ordovicienne silto-gréseuse de Pont-Réan par un puissant cortège de filons de quartz subverticaux lardés de veines siliceuses secondaires. L’un d’entre eux a été largement dégagé par l’érosion formant aujourd’hui un mur dans le paysage.

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Septembre 2007



Les Chaos du Gouë t, Plaine-Haute et Saint-Julien, Côtes-d’Armor



Au sud-ouest de Saint-Brieuc, le Gouë t a creusé son lit dans le granite varisque de Quintin, laissant apparaître sur ses rives la roche parcourue de nombreuses diaclases et montrant en son coeur de spectaculaires amoncellements chaotiques de blocs polis par les flots au fil des saisons. Les Chaos du Gouë t sont, avec ceux de Toul-Goulic et des Gorges du Corong dans ce même massif de Quintin, parmi les plus spectaculaires de Bretagne intérieure.

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Aoà»t 2007



La Roche d’Oë tre, Saint-Philbert-sur-Orne, Orne



Au coeur de la Suisse Normande, les conglomérats stratifiés rouges du Cambrien, déposés sur les reliques de la Chaîne cadomienne, forment aujourd’hui un belvédère naturel qui domine d’un peu plus de 100 mètres les gorges de la Rouvre. A proximité, un espace muséographique récent raconte l’histoire géologique de ce joyau paysager de la Normandie armoricaine.

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Juillet 2007



Des tsingy en miniature, Siouville-Hague, Manche



Au pied du Mont Saint-Pierre et au nord de la plage du Platé, l’érosion éolienne et marine, utilisant plans de stratification et plans de fractures dans les schistes et calcaires de la fomation dévonienne de Néhou, découpe la roche en aiguilles qui ne sont pas sans évoquer les célèbres tsingy de Madagascar.

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Juin 2007



Mud cracks ("Fentes de boue"), Baie du Mont-Saint-Michel, Cherrueix, Ille-et-Vilaine



Sous l’action du soleil une mince pellicule de vase déposée par la marée sur un lit sableux s’est durcie et s’est contractée, faisant apparaître des fentes de dessiccation qui se sont organisées en un réseau polygonal.

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Mai 2007



Dolérite, presqu’île d’Hillion, Hillion, Côtes-d’Armor



La circulation de l’eau au long des diaclases du filon de dolérite a entraîné l’altération en pelure d’oignon de la roche, laissant subsister des boules plus saines que l’érosion va dégager et faire rouler sur l’estran.

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Avril 2007



Les Pierres Causantes de Pempoul, Ménez-Lan, Maë l-Pestivien, Côtes-d’Armor



Dans le granite de Quintin, l’érosion a presque totalement dégagé ces énormes blocs parallélipipédiques superposés en deux tours verticales qui évoquent des personnes se faisant face.


Les ANIMATIONS

Les ANIMATIONS àvenir


Lundi 29 Juillet 2013 - Géologie du Cap Fréhel ; animation pour le Syndicat mixte - Grand Site Cap d’Erquy-Cap Fréhel.

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Les ANIMATIONS passées


Au coeur d’un volcan sous-marin, la pointe de la Heussaye, Erquy, Côtes-d’Armor


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Lundi 2 Aoà»t 2011 - Animation pour le Syndicat des Caps

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Cadomien et Pentévrien sur la côte de Penthièvre entre Pléneuf-Val-André et Morieux, Côtes-d’Armor


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Lundi 25 Juillet 2011 - Animation pour le Syndicat des Caps

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Balade géologico-architecturale en Ville de Rennes


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Samedi 26 Mars 2011 - Journées Régionales du Patrimoine Géologique

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Les Journées européennes des Collections scientifiques



Musée de Géologie, visite des collections- Jeudi 18 Novembre 2010

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Les Journées européennes du Patrimoine



Musée de Géologie, visite des collections- Samedi 18 Septembre 2010

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Géologie du Cap Fréhel, Côtes-d’Armor



Animation pour le Syndicat des Caps - Vendredi 13 Aoà»t 2010

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Le volcanisme sous-marin d’Erquy, Côtes-d’Armor



Animation pour le Syndicat des Caps - Jeudi 15 Juillet 2010

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Le granite de Flamanville et le Cap de La Hague






Près du Havre Jouan, les enclaves de cornéennes éclatées au contact du granite


Animation pour la Société des Sciences Naturelles de l’Ouest de la France - 19 et 20 Juin 2010

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La Nuit des Musées



Visites commentées du Musée de Géologie - Samedi 15 Mai 2010


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Fête de la Science - Visites commentées du Musée de Géologie de l’Université de Rennes 1





Journée des Collections universitaires, Mercredi 18 Novembre 2009

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Animation sur le site géologique de la carrière de la Marette àSaint-Malon-sur-Mel (Ille-et-Vilaine)





Une journée dans la Nature, Samedi 3 Octobre 2009

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Visites commentées du Musée de Géologie de l’Université de Rennes 1





Journée européenne du Patrimoine, Samedi 19 Septembre

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Géologie du Cap d’Erquy





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Animation pour le Syndicat des Caps, 3 Aoà»t 2009

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Au coeur d’un volcan sous-marin, la pointe de la Heussaye àErquy





Animation pour le Syndicat des Caps, 9 Juillet 2009

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Promenade géologico-architecturale en Ville de Vannes, Morbihan





Animation pour le Lycée Dupuy de Lôme de Lorient, 11 Mai 2009

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La géologie du Cap d’Erquy





Animation pour le Syndicat des Caps, 16 Avril 2009


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La Géologie de Saint-Ganton (Ille-et-Vilaine) dans son patrimoine bâti







Animation pour l’Association Racines de Saint-Ganton, 6 Décembre 2008


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La géologie du Cap Fréhel





Animation pour le Syndicat des Caps, 4 Novembre 2008


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Balade géologique et architecturale dans le centre ville de Rennes





Animation pour l’Association des retraités de l’Université de Rennes1, 16 Octobre 2008

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Balade géologique et architecturale dans le centre ville de Rennes




Animation dans le cadre du Festival des Sciences de Rennes Métropole, 11 Octobre 2008

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Balade géologique et architecturale dans le centre ville de Rennes





Animation dans le cadre du Festival des Sciences de Rennes Métropole, 4 Octobre 2008

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Balade géologique et architecturale dans le centre ville de Vannes, Morbihan





Animation dans le cadre du Festival des Petits Explorateurs, 27 Septembre 2008

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La géologie du Cap d’Erquy





Animation estivale pour le Syndicat des Caps, 7 Aoà»t 2008

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La géologie du Cap Fréhel





Animation estivale pour le Syndicat des Caps, 4 Juillet 2008

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La géologie du Cap Fréhel dans l’anse des Sévignés





Animation automnale pour le Syndicat des Caps, 5 Novembre 2007

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Géologie du Cap Fréhel





Animation d’Eté pour le Syndicat des Caps, 2 Aoà»t 2007

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Géologie du Cap d’Erquy





Animation pour le Syndicat des Caps, 18 Juillet 2007

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Le granite de Flamanville et son métamorphisme de contact - Le Cap de La Hague






Animation pour l’Université du Temps Libre de Lannion, 11-12 Juin 2007

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Géologie du Cap d’Erquy




Animation de Printemps pour le Syndicat des Caps - 27 Mai 2007

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Le volcanisme de la presqu’île de Crozon




A lire : Le compte-rendu de la sortie de la Sgmb sur le volcanisme de Crozon


Les Eclogites de Loire-Atlantique et de Vendée




A lire : Le compte-rendu de la sortie de la Sgmb sur les éclogites


Formation au patrimoine pour des enseignants, le 21 Mars 2007



A lire dans "le Rennais" du 15 Février 2007



Le Quaternaire de la presqu’île de Crozon, Finistère


La "vague", plage de Trez-Rouz, Crozon


A lire : Le compte-rendu de la sortie de la Sgmb sur le Quaternaire en presqu’île de Crozon


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Parcours scolaire et universitaire


- Etudes primaires àLaillé et àRennes


- Etudes secondaires au Lycée de garçons de Rennes (devenu Lycée Châteaubriand puis aujourd’hui Lycée Emile Zola)


- 1968- Baccalauréat série D


- Parcours universitaire àla faculté des Sciences de Rennes (Campus de Beaulieu)


- 1976- Doctorat de 3ème cycle, spécialité géologie
THESE : "La bordure sud du synclinorium paléozoïque de Laval (Massif armoricain)- Stratigraphie, volcanisme, structure". Université de Rennes (17 Décembre 1976).

Parcours professionnel

1977 à1979 : Réalisation (du terrain au dessin) de quatre feuilles géologiques pour le Bureau de Recherches géologiques et minières (BRGM).

  • Feuille Malestroit
  • Feuille Questembert
  • Feuille Pont-Croix
  • Feuille Belle-Ile-en-Mer (avec Claude Audren)

Depuis le 1er Juin 1981, Ingénieur d’Etudes àl’Université de Rennes, chargé àGéosciences Rennes de la gestion et de la valorisation des collections géologiques de l’Université de Rennes 1.





Animation scientifique de terrain

1985

- Randonnée pédestre autour de Montfort-sur-Meu (tout public)

1986

- De Guer àRochefort-en-Terre (Meta-Odos)

- Découverte de la géologie du Morbihan (Professeurs de Sciences Naturelles)

1987

- Le bassin tertiaire du Quiou et la mer des Faluns (Université du temps libre, Dinan)

- Les roches métamorphiques de la vallée de la Rance (Auberge de Jeunesse, Dinan)

- Les migmatites de l’Ile Besnard (Saint-Coulomb) (Université du temps libre, Dinan)

- Le Sud de Rennes (Université du temps libre, Dinan)

- La région de Bécherel (Université du temps libre, Dinan)

1988

- Les séries rouges des Sables-d’Or et du cap Fréhel (Université du temps libre, Dinan)

- La série paléovolcanique de la pointe de la Heussaye, Erquy (Université du temps libre, Dinan)

- Les séries paléozoïques de Malestroit-La Gacilly, Morbihan (Cercle Paul Bert Landrel)

- Les roches métamorphiques de la vallée de la Rance (Université du temps libre, Dinan)

1989

- Le cadomien de la baie de Saint-Brieuc (Université du temps libre, Dinan)

1990

- Le granite de Quintin (Université du temps libre, Dinan)

- Les migmatites de l’Ile Besnard (Société de Sciences Naturelles des pays de Rance)

- Les métamorphites de Cancale (Université du temps libre, Dinan)

- La région de Bécherel (Société de Sciences Naturelles des pays de Rance)

1991

- Les cornéennes de Carolles, Manche (Société de Sciences Naturelles des pays de Rance)

- La pointe de Guilben, Paimpol et la série rouge de Bréhec, Plouha (Université du temps libre, Dinan)

- Les séries sédimentaires de Brocéliande (Société de Sciences Naturelles des pays de Rance)

- Les séries rouges des Sables-d’Or et du cap Fréhel (Université du temps libre, Dinan)

- Brocéliande (randonnée pédestre) (Fédération française de Randonnée pédestre)

1992

- La Baie de Saint-Brieuc (Cercle Paul Bert Landrel)

- Pléneuf-Val-André (Université du temps libre, Dinan)

- La carrière de la Moutte, Paimpont (Ecole publique de Mauron)

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Carrière de la Moutte, Paimpont

- Le granite de Quintin (Société de Sciences Naturelles des pays de Rance)

- Les Faluns du Quiou (Société de Sciences Naturelles des pays de Rance)

- Le Briovérien de Binic et de Saint-Quay-Portrieux (Université du temps libre, Dinan)

1993

- Le granite de Bécherel, les faluns du Quiou, le filon de quartz de Guenroc (Université du temps libre, Dinan)

1994

- Les formations sédimentaires de Brocéliande (CCSTI, Rennes)

- La diorite de Fort-la-Latte et Plévenon (Société de Sciences Naturelles des pays de Rance)

- Les formations sédimentaires de Malestroit (Groupe didactique Sciences de la Vie et de la Terre)

1999

- Flamanville et la cap de la Hague (Université tous âges de Vannes)

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Cap de la Hague

- Ploumanac’h et son complexe magmatique (Section géologie de la Société des Sciences naturelles de l’Ouest de la France)

- Flamanville et le cap de la Hague (Association Gemmologie Minéralogie et Fossiles de l’Ouest)

2000

- Erquy (Collège Thalassa de la ville d’Erquy)

2001

- Le cap Fréhel (animation estivale du Syndicat des Caps)

2002

- Les filons de quartz de Médréac (Centre d’Etudes et de Recherches archéologiques du pays autour de Rennes)

- Le cap d’Erquy (animation estivale du Syndicat des Caps)

2005

- Le paléovolcanisme de la pointe de la Heussaye, Erquy (animation estivale du Syndicat des Caps, Office de Tourisme d’Erquy)

- Les grès et les conglomérats du cap d’Erquy (animation estivale du Syndicat des Caps, Office de Tourisme d’Erquy)

- Les roches métamorphiques de la vallée de la Rance (Société géologique et minéralogique de Bretagne)


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Cap d’Erquy, été 2005


2006

- Les sédiments briovériens et paléozoïques au sud de Rennes : leur utilisation par l’homme entre La Gacilly et Saint-Just (Société des Sciences Naturelles de l’Ouest de la France)

- Le paléovolcanisme de la pointe de la Heussaye, Erquy (animation estivale du Syndicat des Caps, Office de Tourisme d’Erquy)

- Les grès et les conglomérats du cap d’Erquy (animation estivale du Syndicat des Caps, Office de Tourisme d’Erquy)

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Rocher de Tréal, Juin 2006


2007

- Le cap d’Erquy (animation de printemps du Syndicat des Caps)

- Le granite de Flamanville et le cap de la Hague (Université du Temps Libre de Lannion)

- Géologie du cap d’Erquy (animation estivale du Syndicat des Caps)

- Géologie du cap Fréhel (animation de printemps du Syndicat des Caps)

- Géologie du cap Fréhel dans l’Anse des Sévignés (animation automnale du Syndicat des Caps)

2008

- Géologie du cap Fréhel (animation estivale du Syndicat des Caps)

- Géologie du cap d’Erquy (animation estivale du Syndicat des Caps)

- Balade géologique dans le centre-ville de Vannes (animation dans le cadre du Festival des Petits explorateurs)

- Balades géologiques dans le centre-ville de Rennes (animations dans le cadre du Festival des Sciences de Rennes Métropole)

- Balade géologique dans le centre-ville de Rennes (Association des Retraités de l’Université de Rennes1)

- Géologie du cap Fréhel (animation automnale du Syndicat des Caps)

- Géologie de Saint-Ganton dans son patrimoine bâti (Association Racines)

2009

- Géologie du cap d’Erquy (animation de printemps du Syndicat des Caps)

- Promenade géologico-architecturale en Ville de Vannes (Lycée Dupuy de Lôme, Lorient)

- Au coeur d’un volcan sous-marin, la pointe de la Heussaye àErquy (animation estivale du Syndicat des Caps)

- Géologie du cap d’Erquy (animation estivale du Syndicat des Caps)

2010

- Le granite de Flamanville et le cap de la Hague (Société de Sciences naturelles de l’Ouest de la France)

- Au coeur d’un volcan sous-marin, la pointe de la Heussaye àErquy (animation estivale du Syndicat des Caps)

- Géologie du cap Fréhel (animation estivale du Syndicat des Caps)

2011

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- Cadomien et Pentévrien sur la côte de Penthièvre entre Pléneuf-Val-André et Morieux, Côtes-d’Armor (animation estivale du Syndicat des Caps)

- Au coeur d’un volcan sous-marin, la pointe de la Heussaye àErquy (animation estivale du Syndicat des Caps)

2012

- Au coeur d’un volcan sous-marin, la pointe de la Heussaye àErquy (animation estivale du Syndicat des Caps)

- Cadomien et Pentévrien sur la côte de Penthièvre entre Pléneuf-Val-André et Morieux, Côtes-d’Armor (animation estivale du Syndicat des Caps)

- Géologie du cap Fréhel (animation estivale du Syndicat des Caps)

2013



- Au coeur d’un volcan sous-marin, la pointe de la Heussaye àErquy (animation estivale de Grand Site Cap Fréhel-Cap d’Erquy)

- Géologie du cap Fréhel (animation estivale de Grand Site Cap Fréhel-Cap d’Erquy)

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Activité de conférence

- Septembre 1986- La Mer des Faluns, devant la Société archéologique de Corseul (Côtes-d’Armor).

- Octobre 1986- Volcanismes armoricains, devant l’Association Gemmologie et Minéralogie et Fossiles de l’Ouest (AGMFO, Rennes).

- Février 1987- Le Grès armoricain et ses traces fossiles, devant l’Association Gemmologie et Minéralogie et Fossiles de l’Ouest (AGMFO, Rennes).

- Juillet 1987- Les roches cristallophylliennes, devant l’Auberge de Jeunesse de Dinan (Côtes-d’Armor).

- Mars 1988- Les faluns armoricains, devant le Collège de Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine).

- Décembre 1991- Le métier de géologue, devant l’école publique de Trégain, Rennes (Ille-et-Vilaine).

- Février 1992- Les migmatites de Saint-Malo, devant l’Association Gemmologie et Minéralogie et Fossiles de l’Ouest (AGMFO, Rennes).

- Juillet 1994- Granites armoricains, mythes et réalités, devant le Symposium sur le Granite, Lanhélin (Ille-et-Vilaine).

- Juin 2002- Granites bretons, formes d’érosion, devant l’Association Gemmologie et Minéralogie et Fossiles de l’Ouest (AGMFO, Rennes).

- Avril 2010- Les matériaux de l’architecture en Ville de Rennes, devant l’Association Gemmologie et Minéralogie et Fossiles de l’Ouest (AGMFO, Rennes).


Activité de consultant

Participation àla mise en place de sentiers et de circuits géologiques, àla conception et àl’élaboration de projets muséographiques

a/ Projets muséographiques

- 1982-83- Ecomusée de Groix (Groix, Morbihan)

- 1986- Ecomusée du pays de Rennes (La Bintinais) (Rennes, Ille-et-Vilaine)

- 1987- Ecomusée du pays de Montfort (Montfort-sur-Meu, Ille-et-Vilaine)

- 1989-90- La Mine Bleue (Noyant-la-Gravoyère, Maine-et-Loire)

- 1992- Ty ar Mein (Trégornan-Glomel, Côtes-d’Armor)

- 1993- Musée du littoral et des fours àchaux (Regnéville-sur-Mer, Manche)

- 1998-2005- Consultant scientifique et technique pour la réalisation de la Salle de la Terre aux Champs-Libres (Rennes Métropole)

b/ Projets de sentiers géologiques

- 1988- Réalisation du circuit géologique de Montfort-sur-Meu, Ille-et-Vilaine (repérage, tracé, balisage)

- 1993-94- Sentier des Roches de Quévert, Côtes-d’Armor (définition du projet, collecte des échantillons, mise en place et signalétique)

- 1994- Réalisation d’un document de préfiguration d’un sentier pédagogique géologique autour de La Gacilly, Morbihan (repérage, tracé)

- 1999- Préparation des documents pour la réalisation de panneaux-pupitres sur la géologie de Chartres-de-Bretagne autour des fours àchaux de Lormandière, propriété du département d’Ille-et-Vilaine (Conseil Général)

- 1999-2000- Membre du comité de pilotage pour la réalisation de sentiers d’interprétation du Grès rose d’Erquy sur la commune d’Erquy (Côtes-d’Armor)

- 2004-2006- Membre du comité de pilotage pour la réalisation d’un sentier d’interprétation sur le Tertre Gris (Poligné, Pancé, Pléchâtel), Ille-et-Vilaine

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panneau du "volcan"


Expositions

1983- La Mer des Faluns (avec la Société géologique et minéralogique de Bretagne)

1985- Roches et Pierres du pays de Montfort (avec l’Ecomusée du pays de Montfort)

1989- Roches et Minéraux - Collections de l’institut de Géologie (avec le Centre de Culture scientifique et technique de Rennes)

1991- Histoire d’Animaux disparus (avec le Centre de Culture scientifique et technique de Rennes)

1993-94- Roches en éclats (avec le Centre de Culture scientifique et technique de Rennes)




Vu dans la presse...

Ouest-France, février 1994 Ouest-France, mars 1996
Ouest-France, janvier 1999 Ouest-France, février 1999
Ouest-France, janvier 2002 Ouest-France, octobre 2003
Ouest-France, octobre 2005
Le Télégramme, Aoà »t 2006
Ouest-France, Juillet 2010

Activité de publication

- AUDREN C., COGNE J., CHAUVEL J.-J., DORE F., JEGOUZO P., LE CORRE C., LE GALL J., PARIS F., PLAINE J., QUETE Y., ROBARDET M. (1974)- La chaîne hercynienne armoricaine : zonéographie structurale d’une transversale dans le secteur oriental. 2ème RAST,Nancy,p.19.

- BABIN C., ARNAUD A., BLAISE J., CAVET P., CHAUVEL J.-J., DEUNFF J., HENRY J.-L., LARDEUX H., MELOU M., NION J., PARIS F., PLAINE J., QUETE Y., ROBARDET M. (1976)- The Ordovician of the Armorican Massif (France). In the Ordovician system : proceedings of a Paleontological Association symposium,Birmingham,Sept.1974,Univ. of Wales Press and National Museum of Wales.Basset M.G. ed.,359-385.

- PLAINE J., MORZADEC-KERFOURN M.-T., PEUCAT J.-J., BAMBIER A. (1981)- Notice explicative. Carte géol. France (1/50 000), feuille Pont-Croix (345). Orléans,BRGM,48p. Carte géologique par J.J.Peucat,P.Jégouzo,J.Plaine,M.T.Morzadec-Kerfourn (1981).

- PEUCAT J.-J., JEGOUZO P., PLAINE J., MORZADEC-KERFOURN M.-T. (1981)- Carte géol. France (1/50 000), feuille Pont-Croix (345). Orléans,BRGM. Notice explicative par J.Plaine,M.T.Morzadec-Kerfourn,J.J.Peucat,A.Bambier (1981).

- PLAINE J., HALLEGOUET B., QUETE Y., BAMBIER A. (1981)- Notice explicative. Carte géol. France (1/50 000), feuille Malestroit (386). Orléans,BRGM,51p. Carte géologique par Y.Quété,J.Plaine,B.Hallégouë t (1981).

- QUETE Y., PLAINE J., HALLEGOUET B. (1981)- Carte géol. France (1/50 000), feuille Malestroit (386). Orléans,BRGM. Notice explicative par J.Plaine, B.Hallégouë t, Y.Quété, A.Bambier (1981).

- LE HERISSE A. & PLAINE J. (1982)- Volcanisme basique dans le Carbonifère inférieur du synclinorium de Laval (Massif armoricain, France),C.R.Acad.Sci.,Paris, 294,1199-1202.

- AUDREN C., HIRBEC H., PLAINE J. (1982)- Carte géol. France (1/50 000), feuille Belle-Ile-en-Mer (447-477). Orléans,BRGM. Notice explicative par C.Audren,J.Plaine (1986).

- PIVETTE B., PLAINE J., JEGOUZO P., HALLEGOUET B. (1982)- Carte géol. France (1/50 000), feuille Questembert (418). Orléans,BRGM. Notice explicative par J.Plaine, B.Hallégouë t,Y.Quété (1984).

- LEJAL-NICOL A., PARIS F., PLAINE J., STREEL M. (1982)- Paléoflore et spores du Tournaisien àSaint-Pierre-le-Potier (Formation de l’Huisserie, Synclinorium de Laval). Bull.Soc.géol.minéral Bretagne,14,2,35-43.

- PLAINE J., HALLEGOUET B., QUETE Y. (1984)- Notice explicative. Carte géol. France (1/50 000), feuille Questembert (418). Orléans,BRGM,63p. Carte géologique par B.Pivette,J.Plaine,P.Jégouzo (1982).

- PLAINE J. (1985)- Roches et Pierres du Pays de Montfort, du sous-sol àl’architecture. Ecomusée du pays de Montfort.

- PLAINE J. (1995)- Circuit géologique pédestre, Montfort-sur-Meu,livret,20p., Ecomusée du Pays de Montfort éd.

- PLAINE J. (1985)- La Mer des Faluns, Chartres-de-Bretagne il y a 15 millions d’années, 45p.

- AUDREN C., PLAINE J. (1986)- Notice explicative. Carte géol. France (1/50 000), feuille Belle-Ile-en-Mer (447-477). Orléans,BRGM,38p. Carte géologique par C.Audren, H.Hirbec,J.Plaine (1982).

- MANIGAULT B., MENILLET F., PLAINE J., LE HERISSE A., LIGOUIS B., LANGEVIN C. (1987)- Carte géol. France (1/50 000), feuille Meslay-du-Maine (356). Orléans,BRGM. Notice explicative par F.Ménillet,J.Plaine, B.Manigault,A. Le Hérissé (1988).

- MENILLET F., PLAINE J., MANIGAULT B., LE HERISSE A. (1988)- Notice explicative. Carte géol. France (1/50 000), feuille Meslay-du-Maine (356). Orléans,BRGM,79p. Carte géologique par B.Manigault,F.Ménillet,J.Plaine,A.Le Hérissé,B.Ligouis,C.Langevin (1987).

- PLAINE J. (1988)- Entre 45 et 2 millions d’années, le Tertiaire du Pays de Rennes - Faune, flore et paysages, 80p., inédit.

- PLAINE J. (1988)- Présentation géologique du Tour de Brocéliande,3p.,in Topoguide du Tour de Brocéliande,Fédération française de randonnée pédestre éd.

- PLAINE J. (1989)- La Galerie minéralogique de Rennes,Réseau,n°48,p.14.

- PLAINE J. (1990)- Les Ichnofossiles des carrières de Fercé (Loire-Atlantique), Minéraux et Fossiles,n°178,13-19.

- PLAINE J. (1991)- Les collections géologiques de l’Université de Rennes,Cahiers de Beaulieu,n°13,83-94.

- AUDREN C. & PLAINE J. (1991)- Les roches de la presqu’île,2p.,in la presqu’île de Rhuys,Ouest-France éd.

- PLAINE J. (1991)- Géologie du massif de Paimpont,4p.,in Glanes,n°28,revue de l’Association culturelle de l’Ecomusée du pays de Montfort.

- PLAINE J. (1991)- La série rouge d’Erquy-Fréhel,in Contre Vents et Marées,n°43,5-8, revue de l’Association pour la protection des sites d’Erquy.

- PLAINE J. (1992)- Présentation géologique du Tour de Brocéliande,in Topoguide du Tour de Brocéliande,20-24,2ème éd.,Fédération française de randonnée pédestre éd.

- PLAINE J. (1992)- Le Musée des Sciences de la Terre àl’Institut de Géologie, Campus,n°2,p.5.

- ANDRIEUX J.-Y., BRULE A., COIGNARD J., FONTUGNE M., HERBAUT C., LARCHER G., LOYER S., MOINERAIS M., PLAINE J. (1993)- Fouille d’un bas-fourneau et de ses structures annexes àl’étang du Perray, en Plélan-le-Grand (Ille-et-Vilaine). Rev.archéol.Ouest,10,101-114.

- PLAINE J. (1995)- Circuit géologique pédestre, Montfort-sur-Meu,livret,32p., Ecomusée du Pays de Montfort éd.

- PLAINE J. (1996)- Une géologie originale,in Chartres-de-Bretagne,19-23,Ville de Chartres-de-Bretagne éd.

- PLAINE J. (1997)- Du Musée d’Histoire naturelle de la Ville de Rennes au Musée de géologie de l’Université de Rennes sur le campus de Beaulieu,Bretagne-Bintinais- Amis du Musée de Bretagne et de l’Ecomusée,bull.n°30,Janvier 1997 & bull.n°31, Octobre 1997.

- PLAINE J. (1999)- Regard sur les collections géologiques de Bretagne,Penn ar Bed,173/174,91-102,Brest.

- PLAINE J. (2000)- La géologie (de l’Ille-et-Vilaine) : de schistes en granites,in "Flore d’Ille-et-Vilaine,Erica,n°14,10-12.

- PLAINE J. (2000)- La Mer des Faluns, Chartres-de-Bretagne il y a 15 millions d’années, Cahiers de Beaulieu,n°26,31-72.

- CHAUVEL J.-J. & PLAINE J. (2002)- Géologie et archéologie bretonne : le Président de Robien (1698-1756), un précurseur au temps des lumières,Travaux Comité français d’Histoire de la Géologie,3ème série,XVI,(7),119-132.

- PLAINE J. & PAPILLARD M. (2003)- Excursion géologique dans le massif granitique de Ploumanac’h (Côtes-d’Armor),Bull.Soc.sci.nat.Ouest France ,vol.suppl.HS,1-25.

- CHAUVEL J.-J. & PLAINE J. (2004)- Marie Rouault, le perruquier-géologue,Travaux Comité français d’Histoire de la Géologie (COFRHIGEO),3ème série,XVIII,(8),147-159.

- PLAINE J. (2005)- La géologie : de schistes en granite,in L. Diard, Atlas floristique de Bretagne, la Flore d’Ille-et-Vilaine,24-27.

- JONIN M. & PLAINE J. (2006)- La Lande de Cojoux, entre escarpements rocheux et mégalithes ; un itinéraire géologique,Bull.Soc. géol.minéral.Bretagne,D,3,33-46.

- PLAINE J. (2007)- Carte géologique simplifiée du Morbihan,in G.Rivière, Atlas floristique de Bretagne, la Flore du Morbihan,p.24.

- CHAUVEL J.-J. & PLAINE J. (2008)- Marie Rouault (1813-1881), le perruquier-géologue,in J.Gaudant, Géologues et paléontologues : de la passion àla profession,149-166, Collection Histoires et Sociétés, Presses de l’Ecole des Mines, Paris.

- PLAINE J. (2008)- Carte géologique simplifiée du Finistère,in E.Quéré et coll., Atlas floristique de Bretagne, la Flore du Finistère,p.27.

- VERNHET Y., PLAINE J., TRAUTMANN F., CLEMENT J.-P. (2009)- Carte géol. France (1/50 000), feuille Cossé-le-Vivien (355). Orléans,BRGM. Notice explicative par Y.Vernhet,J.Plaine,F.Trautmann,B.Pivette et coll. (2009).

- VERNHET Y., PLAINE J., TRAUTMANN F., PIVETTE B. (2009)- Notice explicative. Carte géol. France (1/50 000), feuille Cossé-le-Vivien (355). Orléans,BRGM,222p. Carte géologique par Y.Vernhet,J.Plaine,F.Trautmann,J.-P.Clément et coll. (2009).

- COURVILLE P., CRASQUIN S., ERAUD D., FRYDA J., HINGUANT S., LE GALL J., MOULLE P.-E., PIGEAUD PR., PLAINE J., RACHEBOEUF P.R., TREGUIER J., VIDAL M. (2010)- Histoire géologique de la Mayenne, 359p., éditions Errance.

- PLAINE J. & JEGOUZO P. (2012)- Géotourisme en Ille-et-Vilaine, petit guide géologique pour tous, 96p., éditions Sgmb & Biotope.

- PLAINE J. (2012-2013)- La médiation géologique en Bretagne : état des lieux, initiatives originales, initiatives critiquables,Bull.Soc. géol.minéral.Bretagne,D,10-11,137-152.

- GRAVIOU P., JEGOUZO P., JONIN M., PLAINE J. (2014)- Guides géologiques Bretagne, 255p., Brgméditions.

........et d’autres textes sur le site de la Société géologique et minéralogique de Bretagne :

* Montfort-sur-Meu (35) : le sentier géologique de Montfort-sur-Meu

* Le granite de Mellé (35) : géologie au fil du circuit Pierres et Nature

* La Rance : promenade géologique au fil de la Rance

* Le granite de Ploumanac’h (22) : le magmatisme composite du complexe granitique de Ploumanac’h

* La Ferrière-aux-Etangs et Dompierre (61) : le circuit du Fer


Responsabilités associatives

* Membre du Conseil d’administration de la Société géologique et minéralogique de Bretagne (SGMB).


Site web : Société géologique et minéralogique de Bretagne

* Conservateur, pour la SGMB, du site classé de la carrière des Landes àGuichen (Pont-Réan), Ille-et-Vilaine.

carrière des Landes, Guichen

* Membre du Conseil d’administration de l’Ecomusée du Pays de Montfort (Montfort/Meu, Ille-et-Vilaine).

Site web : Ecomusée du Pays de Montfort



Il n’y a pas que les "cailloux" !

Il y a aussi la flore.....



les Moulins àvent....




le Canal de Nantes àBrest




et des histoires de saints bretons ...





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