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Géosciences Rennes
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Histoire des collections géologiques

Histoire des collections géologiques

* A l’origine des collections, le Cabinet de curiosités du Président de Robien
* La Révolution et la confiscation des collections privées
* Préfiguration d’un Muséum
* L’ancien évêché et le "Muséum d’histoire naturelle et des Arts"
* Les collections àla Ville de Rennes
* Les collections au Présidial, ...en désordre
* L’idée d’une Faculté des Sciences... et d’un bâtiment
* Séparation des collections
* De l’Hôtel de ville au Palais universitaire
* Marie Rouault et le Musée géologique de la Ville de Rennes
* La Société des Sciences physiques et naturelles
* Rouault, conservateur du Muséum
* 1887-1930 : Les grandes heures du Musée d’histoire naturelle
* La Faculté et Jean Seunes
* La Faculté et Fernand Kerforne
* Fernand Kerforne et le Musée d’histoire naturelle
* La fin du Musée d’histoire naturelle
* Yves Milon et l’Institut de Géologie
* Le décor mural de l’Institut
* Le campus de Beaulieu, la période de doute
* Le patrimoine géologique retrouvé
* Le patrimoine pictural restauré
* Le Musée de Géologie de l’Université de Rennes 1


A l’origine des collections, le Cabinet de curiosités du Président de Robien

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Chritophe-Paul de Robien

Au début du XVIIIème siècle, Christophe-Paul de Robien, président au parlement de Bretagne, tente àplusieurs reprises de jeter les fondements d’une Académie des Sciences et Belles-Lettres en Bretagne. L’entreprise soumise au représentant du Roi dans la région puis àun de ses ministres échoue en 1727 puis ànouveau en 1738. Il décide alors de s’engager seul dans la constitution d’un Cabinet de curiosités, mode de collection en vogue àcette époque.

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Hôtel de Robien, Rennes

Pour cela il rassemble animaux, plantes, minéraux, objets rares ou précieux, statues, tableaux qu’il met en place au 3ème étage de son hôtel particulier du centre de Rennes (rue aux Foulons). Ce cabinet de curiosités est pour Ch.-P. de Robien, un instrument de travail, mais il semble qu’il lui ait donné une certaine ouverture vers l’extérieur.

  En 1748, il dresse lui-même l’inventaire de ses collections dans un ouvrage manuscrit en plusieurs volumes, connu sous le nom de Catalogue. Cet inventaire ne prend en compte que les antiquités et les pièces d’histoire naturelle et d’archéologie. Pour ce qui concerne la géologie, on note l’existence de 756 minéraux.

En 1756 , Christophe-Paul de Robien meurt àRennes.

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Paul-Christophe de Robien

Par testament, rédigé en 1747 et 1752, il lègue une partie de ses biens, dont ses collections, àson fils Paul-Christophe-Céleste de Robien.

Ce dernier n’enrichit que très peu la collection de son père.

La Révolution et la confiscation des collections privées

La Révolution éclate et, en 1791, Paul-Christophe-Céleste de Robien, craignant pour sa vie, décide de fuir hors de France.

En application de la législation sur les biens des émigrés, les collections sont saisies en 1792. Après le tri opéré par les commissaires, seuls les objets d’art et de sciences sont réservés, le reste étant vendu, en particulier les pièces qui existaient en plusieurs exemplaires.

En 1792, le Ministre de l’Intérieur envisage de réunir tous les biens des émigrés et de créer un Musée national àParis, mais l’Administration communale de Rennes réagit vigoureusement, ce projet "enrichissant Paris des dépouilles de la Province ".

Celui-ci ne se réalise pas et les objets de la collection de Robien sont entreposés dans l’église de la Visitation.

En 1793 la guerre de Vendée fait rage et en novembre de cette même année, après le siège de Fougères et l’affaire d’Antrain, les troupes républicaines sont contraintes de se replier sur Rennes.

L’église de la Visitation est transformée en hôpital. Les collections sont alors déplacées au nord de Rennes, vers le couvent des Carmélites, où elles sont placées sans précaution particulière dans les cellules et les couloirs du bâtiment.

Préfiguration d’un Muséum

Propriété de l’Etat jusqu’en 1794, les collections des émigrés sont ensuite confiées aux administrations de districts qui procèdent aux inventaires. C’est ainsi que le 19 mars 1794 le citoyen Quéru est désigné "pour procéder àl’inventaire et récolement du cabinet d’histoire naturelle du sieur de Robien".

En s’aidant du Catalogue Robien ce "commissaire-naturaliste pour les inventaires et l’organisation du Muséum" s’acquitte de sa tâche.

L’inventaire, établi en 1794 après la saisie, compte 3526 minéraux.

En 1796 Pierre Quéru-la-Coste est nommé conservateur de la collection, ébauche d’un futur Musée de Bretagne.

L’ancien évêché et le "Muséum d’histoire naturelle et des Arts"

En 1796 toujours, sur décret de la Convention, est institué àRennes un enseignement dans une Ecole centrale.

Chaque école doit être dotée d’une bibliothèque, d’un jardin botanique, d’un cabinet de physique et d’histoire naturelle, d’une collection de machines et de modèles pour les arts et métiers, le professeur souhaitant "des collections qui offrent àla vue des élèves, toutes les choses dont il les a entretenus".

Pour réaliser cette noble ambition, les livres, les objets d’art et d’histoire naturelle sont transférés àl’ancien évêché près de Saint-Melaine où ils occupent une partie des bâtiments.

Sur ces richesses veillent un bibliothécaire et deux conservateurs, certains étant chargés d’enseignement, en particulier le "Commissaire Quéru"qui y donne des leçons d’histoire naturelle. Le jardin de l’évêché est aménagé en jardin botanique ; c’est l’actuel Jardin du Thabor.

Les collections sont petit àpetit organisées et, en 1798, le "Muséum d’histoire naturelle et des Arts" est ouvert au public.

Celui-ci afflue, curieux mais fort peu discipliné ; les visites sont rapidement réglementées.

L’inventaire de 1801 dressé par Quéru-la-Coste dénombre les principaux éléments biologiques et minéraux.

Il mentionne près de 4000 minéraux "mis d’ordre dans des armoires vitrées àgrands carreaux, sur douze rangs de tablettes en amphithéâtre". Dans ce chiffre, qui peut paraître impressionnant pour l’époque, il faut sans doute comprendre aussi bien de vrais minéraux que des roches façonnées en objets.

Les collections àla Ville de Rennes

La réorganisation des administrations se poursuit ; l’Ecole centrale de Rennes est fermée en 1805. Les cours publics sont suspendus.

L’enseignement se poursuit dans le Lycée auquel sont attribués quelques livres et le cabinet de physique.

De son côté, la bibliothèque du Président constitue le premier fonds de la Bibliothèque municipale qui est transférée àl’Hôtel de Ville où elle fusionne avec celle des avocats.

Le Musée de peinture et le cabinet d’histoire naturelle qui en est séparé sont maintenus àl’évêché, en temps que propriété du département mais l’accès du public en est considérablement réduit.

Cette même année, le Conservateur du cabinet d’histoire naturelle, Quéru-la-Coste décède ; la propriété des collections, ainsi que les charges qui y sont associées, est transférée àla Ville de Rennes.

Par la suite, divers conservateurs se succèdent : Paste (1805-1807), Logerot (1807-1809), Degland (1809-1815).

Les collections au Présidial, ...en désordre

En 1812 l’Evêque de Rennes réclame que tous les locaux de l’évêché lui soient restitués.

Après de longues négociations, le Préfet signifie en 1814 au Maire de Rennes que le Muséum ne peut plus rester dans le palais épiscopal.

Les Musées sont transférés àl’Hôtel de Ville au début 1815.

Les toiles sont déposées au bas du Présidial tandis que les collections scientifiques sont entreposées, en désordre, dans les greniers.

Divers projets de réorganisation sont proposés par le Maire, Louis-François-Marie de Lorgeril, mais aucun n’aboutit.

Degland en est toujours le Conservateur et le restera jusqu’en 1840. Il est appuyé àpartir de 1822 par un surveillant commissionné chargé de veiller sur les collections zoologiques et minéralogiques et d’en assurer la restructuration, Hyacinthe Pontallié.

Dans un rapport sommaire du 16 mai 1831, celui-ci mentionne l’existence de 3460 minéraux et roches, ainsi que de 2560 coquilles vivantes et fossiles.

L’idée d’une Faculté des Sciences... et d’un bâtiment

En 1832, le conseil municipal décide d’allouer une somme pour frais de "classement et restauration des collections" ; le maire s’engage àfournir un local convenable "dans un des bâtiments municipaux".

Une autre somme est destinée àassurer le salaire annuel d’un Conservateur, charge àlui de donner "un cours gratuit de minéralogie et d’histoire naturelle".

Hyacinthe Pontallié est nommé àce poste et, après 17 ans d’effacement, la fonction de Conservateur du Cabinet d’histoire naturelle est officiellement rétablie.

En 1839, le gouvernement présente un projet de création de Facultés àRennes. Celui-ci est accueilli avec empressement, la municipalité proposant même d’édifier rapidement un "bâtiment entièrement neuf" pour loger les diverses facultés, l’école de médecine et les musées.

Séparation des collections

La Faculté des sciences est officiellement créée par ordonnance royale le 12 Septembre 1840. Le premier doyen en est le naturaliste Félix Dujardin ; H. Pontallié est adjoint comme préparateur tout en restant Conservateur de "toutes les collections scientifiques de la ville de Rennes".

Afin d’assurer un enseignement, il est chargé d’extraire des anciennes collections les pièces qui seront attribuées àla jeune Faculté des sciences.

Fin 1840 intervient donc la séparation des collections en deux fonds, une partie restant en dépôt àl’hôtel de ville, l’autre rejoignant la Faculté. Parmi cette dernière, pour ce qui concerne la géologie, on relève 3768 minéraux, 79 "ustensiles" et instruments de minéralogie sur un total de 7857. Les fossiles sont difficiles àséparer du nombre de "coquilles".

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Hôtel de ville, Rennes

Cette dualité Faculté-Muséum durera ainsi jusqu’en 1944.

Les spécimens attribués àla Faculté ne sont plus accessibles au public, les collections du muséum incombant àla charge de H. Pontallié jusqu’àsa mort en 1851.

De l’Hôtel de ville au Palais universitaire

Dès 1841, il est décidé de construire le bâtiment si nécessaire àl’hébergement des facultés, de l’école de médecine, du Musée des tableaux, des collections scientifiques de la ville, mais en attendant, les facultés sont installées (provisoirement !) au premier étage du Présidial de l’Hôtel de Ville (nord du bâtiment).

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Joseph Durocher

Alors que les collections du Muséum sont en sommeil, le patrimoine géologique universitaire s’enrichit sous l’impulsion du premier professeur titulaire de la chaire de géologie àRennes, Joseph Durocher, ingénieur des mines qui, pour assurer son enseignement, reçoit en 1841 une série d’échantillons de la part du Muséum de Paris, achète un premier fonds minéralogique ainsi que des "instruments et ustensiles".

Il constitue, entre autres, une collection de roches granitiques, fruit de ses études dans les pays scandinaves.

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Catalogue

Ce n’est qu’en 1847 que, les plans définitifs et les devis pour le Palais universitaire étant acceptés, l’édification du bâtiment peut commencer sur l’ancien lit de la Vilaine, un peu àl’est du centre de Rennes. En 1855, la Faculté des sciences rejoint, avec ses collections, ce superbe immeuble qui abrite aujourd’hui le musée des Beaux-Arts.

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Le Palais universitaire

Des espaces sont disponibles pour une réelle première présentation des pièces géologiques, archéologiques, ainsi que les tableaux, mais déjàinsuffisants pour accueillir les collections d’histoire naturelle du Muséum qui restent àl’Hôtel de Ville.

Les deux fonds géologiques demeurent toujours séparés.

Marie Rouault et le Musée géologique de la Ville de Rennes

Alors que naît la Faculté des sciences (1840-1850), existe àRennes un autre "Musée géologique", celui de Marie Rouault constitué autour des échantillons accumulés en son domicile par ce chercheur autodidacte surnommé le "petit pâtre" en raison de sa première activité comme gardien de troupeau.

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Marie Rouault

Ses collections, surtout paléontologiques, visitées par les universitaires, font rapidement autorité dans la mesure où les travaux scientifiques de ce passionné, soutenu par Arago, sont approuvés par l’Académie des Sciences. En guise de reconnaissance de sa notoriété grandissante, le conseil municipal de Rennes lui attribue, en 1847, une "pension" pour qu’il poursuive dans les meilleures conditions son activité de recherche.

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Finalement, en 1853, la municipalité décide la création, àcôté du Musée d’histoire naturelle, d’un "Musée géologique" dont il devient, tout naturellement, Directeur-Conservateur. A l’occasion de sa nomination, il fait don de ses échantillons àla ville, une partie de ceux-ci étant placés àl’Hôtel de Ville, le reste demeurant àson domicile.

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Trace fossile

Ses principales collections sont organisées autour de quatre grands thèmes de recherche : les trilobites et les échinodermes (cystidés) qu’il récoltait sans relâche dans les schistes paléozoïques du sud de Rennes, les traces fossiles du Grès armoricain et les fossiles des sables coquilliers tertiaires (faluns) des bassins de Chartres-de-Bretagne et de Saint-Grégoire en Ille-et-Vilaine et du Quiou dans les Côtes-d’Armor.

En 1855, il y a donc àRennes trois collections organisées, qui possédent des éléments de géologie.

Cette même année, Le Dr François-Marie Aussant est nommé Directeur honoraire de tous les musées de la Ville. Il cède au palais universitaire son "importante collection de minéralogie, de coquilles fossiles et vivantes, de madrépores et de nombreux objets de toute espèce".

En 1856, la collection Marie Rouault et par conséquent le Musée géologique, augmenté de nombreuses pièces du Tertiaire armoricain, rejoint le Palais universitaire où elle est placée, sans grand ordre semble-t-il, dans des vitrines construites pour équiper une galerie particulière dans le bâtiment.

La Société des Sciences physiques et naturelles

En 1860, devant les difficultés rencontrées par la ville dans la gestion des collections de son Musée d’histoire naturelle, se constitue, sous la houlette d’Auguste André, la Société des Sciences physiques et naturelles du Département d’Ille-et-Vilaine dont l’un des premiers objectifs est de "rassembler les éléments d’un Musée d’histoire naturelle pour la Bretagne et spécialement le département d’Ille-et-Vilaine".

Elle va prendre en charge tous les éléments d’histoire naturelle encore présents àl’Hôtel de Ville, àsavoir, pour la géologie, une partie des minéraux de la collection de Robien et quelques roches et fossiles du département de la Côte-d’Or envoyés par Mr de la Pylaie.

En 1870 cette Société disparaît et les collections sont finalement regroupées en 1871, avec leurs vitrines de présentation, dans le Palais universitaire, àcôté des autres collections. Trois gardiens supplémentaires sont recrutés pour faire face, entre autres, àl’affluence de certains jours dans le Musée d’histoire naturelle, signe de sa vitalité et de l’intérêt du public rennais pour les choses de la nature.

Rouault, conservateur du Muséum

En 1873, toutes les collections d’histoire naturelle (géologie, zoologie, botanique) se trouvent placées sous la direction d’un seul conservateur, Marie Rouault.

Celui-ci est chargé d’en établir l’inventaire, les catalogues, d’en assurer la présentation dans le Palais universitaire devenu Palais des Universités et des Musées.

Malgré bien des vicissitudes, c’est la première véritable concrétisation du Musée d’Histoire Naturelle de la Ville de Rennes et c’est surtout la volonté affirmée d’associer, dans un même ensemble, pôle universitaire et structure muséale tant et si bien qu’il est difficile de faire la distinction entre les collections de la ville et les collections strictement universitaires.

Malheureusement M. Rouault s’attache plus àses recherches qu’àla gestion du musée ; ses relations avec la municipalité deviennent difficiles jusqu’àaller àun procès qui assombrit les dernières années de sa vie.

Une partie des collections paléontologiques, notamment les traces fossiles du grès armoricain, sont transférées au Muséum d’histoire naturelle de Paris.

1887-1930 : Les grandes heures du Musée d’histoire naturelle

Avec l’arrivée de Toussaint Bézier, préparateur de zoologie àla faculté des sciences,"minéralogiste de vocation", au poste de Directeur-Conservateur du Musée en 1887, le volume des dons s’amplifie rapidement, les achats augmentent, la présentation s’améliore en dépit du manque réel de place.

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Toussaint Bézier

L’existence d’une véritable section de géologie au sein du musée va devenir effective.

Les principales acquisitions sont en 1888 la collection de l’Ingénieur Maudet, alors directeur de la très importante mine de plomb argentifère de Pont-Péan au sud de Rennes, en 1898 la collection de géologie régionale de M. Sacher.

Parallèlement sont reçus de nombreux ensembles comprenant roches et fossiles, souvent modestes, mais dont la somme suffit àformer des collections de qualité. Celles-ci sont mises en ordre, les catalogues sont dressés, les étiquettes soigneusement rédigées, parfois réécrites, ce qui aujourd’hui pose quelques difficultés quant àl’attribution exacte de tel ou tel échantillon àune collection bien précise.

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Charles Baret

En 1905 le Musée reçoit la très importante collection Charles Baret, pharmacien originaire de Dinan mais établi àNantes. Ce naturaliste, comme beaucoup de savants nantais du début du XXème siècle, a constitué une remarquable collection minéralogique régionale aujourd’hui au Muséum d’histoire naturelle de Nantes, mais a également réuni une collection de minéralogie générale riche de quelques 3700 spécimens en provenance du monde entier dont la détermination a été confirmée par le célèbre minéralogiste Alfred Lacroix.

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La galerie de minéralogie du Musée

Après le départ de la faculté du Palais universitaire ce très bel ensemble qui devient la "Collection générale de minéralogie" du Musée est mis en place en 1910 dans une série de vitrines basses placées dans une salle au coeur du bâtiment, la galerie de Minéralogie générale qui offre au visiteurs plus de 10000 spécimens.

Le musée réorganisé, T. Bézier développe des salles thématiques : paléontologie, pétrographie, géologie régionale.

La Faculté et Jean Seunes

Après la disparition de J. Durocher en 1860 il semble que les collections de géologie évoluent peu sous les directions successives de François Massieu et Frédéric Wallerant.

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Simon Sirodot

Les collections de la faculté s’enrichissent néanmoins durant cette période des restes de vertébrés quaternaires (Mammouths, rhinocéros, cervidés,...) issus de fouilles archéologiques menées au pied du Mont-Dol (Ille-et-Vilaine) entre 1872 et 1874, pièces étudiées par le doyen Simon Sirodot, zoologue.

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Jean Seunes

L’arrivée de Jean Seunes au professorat en 1891 redynamise l’activité d’enseignement et de collection.

Il apporte avec lui un ensemble de roches de son sud-ouest natal et une remarquable collection (près de 600 pièces) d’oursins mésozoïques et cénozoïques issus de son travail de recherche qui fait encore aujourd’hui référence.

On lui doit également une belle collection de paléontologie générale dont les éléments ont été achetés pour servir l’enseignement au début du XXème siècle, en particulier une très belle série d’ammonites du Mésozoïque (Lias) de Grande-Bretagne en provenance des gisements devenus classiques du Dorset anglais.

Il a également, toujours dans le même état d’esprit, fait l’acquisition de nombreux échantillons de minéralogie ainsi que des modèles d’étude en bois.

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Comte de Limur

Toujours dans le domaine de la minéralogie, c’est la personnalité du Comte de Limur qui retient l’attention. Cet homme politique vannetais, autodidacte, dont l’activité est liée àcelle de la Société polymathique du Morbihan, donne àla Faculté des sciences de Rennes, sans que l’on sache encore pourquoi et àquelle date (vraisemblablement 1892) sa collection régionale qui est une somme de la minéralogie du Morbihan.

Riche de près de 800 pièces dont certaines sont remarquables comme les cristaux de cassitérite et de quartz de la mine de la Villeder (le Roc Saint-André, Morbihan), les carbonates de plomb et de zinc de Huelgoat (Finistère) et de Baud (Morbihan), la glaucophane de l’ÃŽle de Groix (Morbihan) dont il mentionne sans doute pour la première fois la présence sur cette île, elle est représentative du mode de collection de la fin du XIXème siècle.

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La Faculté des sciences

A partir de 1894 la Faculté des sciences s’installe dans un tout nouveau bâtiment àquelques encablures du palais universitaire, place Pasteur.

Dans ce nouvel environnement, les collections disposent de plus de place. En 1897, après le départ de S. Sirodot, les "animaux préhistoriques " du Mont-Dol passent du laboratoire de zoologie àcelui de géologie.

En 1900, sous l’impulsion de Jean Seunes, la collection de Limur est mise en valeur et placée, dans une série de 5 vitrines spécialement conçues pour équiper la "Galerie de Limur" au sein des locaux du laboratoire de géologie.

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Les collections place Pasteur, 1913

La Faculté et Fernand Kerforne

Fernand Kerforne après avoir été préparateur aux côtés de Seunes lui succède en 1919. Cet "inlassable arpenteur" du Massif armoricain se révèle comme un bâtisseur de collection, animateur d’une véritable "école de géologie armoricaine".

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Fernand Kerforne

Jusqu’en 1927, date de son décès, il n’aura cesse, àcôté de ses travaux scientifiques, de constituer des collections dans tous les domaines de la géologie de l’Ouest de la France : roches, fossiles et minéraux avec, en particulier, une importante collection de minerais de fer en relation directe avec son intérêt dans l’application de la géologie àl’économie de sa région.

On lui doit la création, en Mars 1920, de la Société géologique et minéralogique de Bretagne (SGMB), "société savante" qui participe très largement àl’enrichissement des collections par le biais d’échantillons récoltés lors des "excursions du laboratoire" et de dons de personnes privées.

Fernand Kerforne et le Musée d’histoire naturelle

Au décès de T. Bézier en 1925, F. Kerforne est pressenti pour devenir Directeur-Conservateur du Musée d’histoire naturelle, poste qu’il occupera de 1926 à1927.

Si F. Kerforne assure l’administration du Musée c’est son assistant, Glémarec, qui se charge de l’organisation des collections.

Durant cette brève période de l’histoire des collections sur la ville de Rennes il y a interaction efficace entre les deux institutions.

La fin du Musée d’histoire naturelle

Constant Houlbert, médecin et pharmacien, succède àF. Kerforne àla tête du Musée d’histoire naturelle. En 1933 il dresse un état partiel de la richesse des collections municipales qui figure, accompagné de clichés photographiques, dans un "guide et catalogue descriptif du Musée d’histoire naturelle de la ville de Rennes".

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Guide-Catalogue Houlbert

On y apprend que les collections géologiques, après la réorganisation de 1910-1911 occupent 4 salles d’exposition : la Galerie Marie Rouault consacrée aux terrains paléozoïques de Bretagne (ouverture au public le 25 Avril 1912), la galerie Louis Crié consacrée aux terrains tertiaires de France, la Galerie Toussaint Bézier consacrée aux terrains tertiaires de Bretagne et au Quaternaire, la Galerie Charles Baret dédiée àla Minéralogie générale.

En outre, une petite salle accueille les roches des terrains secondaires.

En 1944, le Musée est gravement endommagé par les bombardements. La paix revenue, Il n’assure plus sa fonction. Il est décidé de consacrer le bâtiment uniquement aux Arts et àla Région et les collections sont dispersées dans les établissements scolaires de l’agglomération rennaise ainsi qu’àla Faculté des sciences, àl’Institut de géologie notamment.

Yves Milon et l’Institut de Géologie

En 1930, Yves Milon, après avoir été son préparateur, succède àF. Kerforne.

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Yves Milon et Fernand Kerforne

Pressentant le développement de la géologie àRennes et se sentant trop àl’étroit près de la Vilaine, il élabore le projet de construction d’un bâtiment qui se veut surtout être un Musée d’Enseignement de la Géologie dans lequel sont étroitement imbriqués bureaux, laboratoires, salles d’enseignement et surtout salles de conservation et de présentation des collections.

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L’Institut de Géologie

Ce projet ambitieux d’Institut des Sciences Naturelles devenu Institut de Géologie se concrétise en 1937 près d’un lieu prestigieux àRennes, le jardin du Thabor.

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Yves Milon

La première installation des collections se fait autour des meubles-vitrines qu’il fait venir de la Faculté.

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Lithothèque

Le sous-sol est occupé par un imposant mobilier, issu de la Faculté, la multitude de tiroirs se remplissant soit de collections régionales àbut pédagogique, soit de collections scientifiques.

Par la suite, il passe commande, selon ses plans, d’une série de meubles bas àvitrines inclinées destinées àéquiper trois grandes salles du rez-de-chaussée qui constituent un musée d’enseignement de la géologie régionale : salle Durocher (roches et minerais de Bretagne), salle Seunes (Tertiaire et Quaternaire de Bretagne), salle Kerforne (Primaire de Bretagne).

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Meuble des collections

Pendant plus de trente ans cet institut va se moderniser au rythme croissant des sciences géologiques, les enseignants participant activement àl’enrichissement, au classement et àl’entretien des collections.

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Salle des collections

Le décor mural de l’Institut

Soucieux d’habiller de fresques géologiques les salles de son Institut, Yves Milon apprend, début 1941, que des fonds sont disponibles pour la décoration de bâtiments neufs.

Il confie son projet, déjàélaboré depuis quelque temps, àMathurin Méheut. Au mois de Novembre de cette même année, celui-ci donne son accord pour la réalisation de 25 toiles àthèmes géologiques destinées àêtre posées sur les murs du bâtiment au dessus des meubles de collections.

Pour mener àbien cette entreprise, le peintre associe àson travail son élève Yvonne Jean-Haffen.

Les thèmes retenus sont l’eau, la terre et le feu, les paysages bretons, les animaux préhistoriques, les reptiles de l’ère secondaire, les métiers de la pierre, les géologues au travail, la faune des mers chaudes et tempérées.

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Réalisé de 1942 à1946, mais surtout en 1943, ce superbe décor, très original dans l’oeuvre du peintre et très original dans le cadre d’un établissement de l’enseignement supérieur, est partiellement mis en place pour l’inauguration officielle de l’Institut en 1947, son installation définitive ayant lieu en 1948.

Cet heureux mariage de l’art et de la science apporte la touche finale au projet d’Yves Milon.

L’Institut offre alors àson personnel, aux étudiants et aux visiteurs occasionnels, des collections dans un décor digne de leur valeur pédagogique.

Au début des années 1960 cependant, les difficultés commencent àapparaître, par manque de place et devant le nombre croissant d’étudiants. Ce patrimoine passe de plus en plus inaperçu, l’accès aux salles de collection est peu àpeu limité.

Le campus de Beaulieu, la période de doute

A partir de 1965, la nouvelle implantation de la Faculté des sciences sur le campus scientifique de Beaulieu, àl’est de la Ville, et la nouvelle affectation des locaux de l’Institut de Géologie àla Présidence de l’Université de Rennes 1 imposent un déménagement qui n’est totalement effectif qu’en 1972.

Les meubles d’exposition et les meubles de rangement, avec leur imposant contenu, intègrent les nouveaux locaux d’enseignement mais le "Musée de géologie régionale" tel que l’avait réalisé le professeur Milon, avec les enseignants et tout le personnel, n’existe plus.

Pire, bon nombre d’échantillons ont disparu, tandis que d’autres restent confinés àleur emballage, les catalogues sont égarés.

Si une partie des collections retrouve néanmoins sa fonction pédagogique, en particulier pour l’enseignement de la paléontologie et de la pétrographie, la plupart des échantillons son placés dans les réserves.

Les toiles de Mathurin Méheut et Yvonne Jean-Haffen sont presque toutes démarouflées et entreposées dans les locaux de l’entreprise ayant fait la dépose. Quelques-unes sont cependant remontées sur châssis et accrochées aux murs des nouveaux bâtiment de recherche et d’enseignement sur le campus.

Le patrimoine géologique retrouvé

Si les fossiles et les roches ont trouvé un début d’installation dans les salles nécessaires àla préparation des cours, que ce soit dans les locaux du 1er cycle ou dans ceux du second cycle, si les collections historiques et les collections scientifiques sont rangées dans les meubles de salles spécialisées, il devenait urgent d’en faire un inventaire précis et d’en extraire les pièces les plus remarquables pour les mettre àla disposition du plus grand nombre.

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Soucieux de ne pas laisser dormir un tel patrimoine, le professeur Jean Cogné, arrivé àla direction du laboratoire en 1968 après le départ de Yves Milon, obtient la création, en 1974, d’un poste de Conservateur. Celui-ci est chargé de gérer et de mettre en valeur les collections anciennes mais aussi les collections nouvelles qui commencent àse constituer en raison de l’augmentation du nombre de chercheurs dans les différentes équipes.

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Le travail du premier conservateur, Pierre-Jean Texier, après inventaire et cataloguage, est la conception et la réalisation entre 1977 et 1978 d’une galerie de minéralogie complète, implantée au coeur du bâtiment d’enseignement (second cycle - bâtiment 5).

Moderne, elle est équipée de 12 très grandes vitrines verticales, largement éclairées, dans lesquelles sont placés, avec un souci didactique et esthétique, les meilleurs échantillons des collections Baret et de Limur, complétées de pièces issues de dons et d’échanges.

Cette galerie, riche de près de 1000 échantillons, constitue un superbe outil pédagogique pour les étudiants et il devient dès lors possible d’accueillir des groupes scolaires et du public intéressé aux sciences de la Terre.

Le patrimoine pictural restauré

Fin 1978, les éléments du décor de l’Institut entreposés en ville rejoignent le campus de Beaulieu, suivis en 1989 par ceux restant àla Présidence de l’Université, mais aucune solution n’a encore été trouvée pour les remettre en place.

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Restauration des toiles

En 1990 ce Décor de l’Institut de Géologie est classé au titre des Monuments historiques. Dès lors il est possible d’envisager la restauration des 25 toiles qui sont nettoyées et montées sur châssis en bois au début de 1992.

Elles sont d’abord accrochées sur les murs des salles d’un nouveau bâtiment d’enseignement de géologie, rattaché àl’ancien.

L’augmentation des surfaces et des volumes disponibles offre des possibilités de réaménagement des collections de géologie, les enseignements (1er et 2ème cycle) étant regroupés dans ce bâtiment, et d’une présentation des toiles dans un même lieu.

Le Musée de Géologie de l’Université de Rennes 1

En 1981, Jean Plaine remplace P.J. Texier àla gestion des collections. L’ampleur de la tâche est d’importance car il s’agit de récoler les collections dont trop d’éléments étaient dispersés, de les structurer, d’en constituer les catalogues dans une perspective de gestion scientifique, d’utilisation pédagogique et de valorisation des pièces les plus remarquables.

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Le bâtiment 5 sur le campus de Beaulieu

Les collections minéralogiques sont les premières concernées avec reconstitution du fonds historique (collections de Limur, Baret, Brun, Kerforne,...), puis les collections paléontologiques, làencore avec reconstitution des ensembles historiques (Rouault, Kerforne, Milon,...), des ensembles plus récents et mise sur pied d’une typothèque rassemblant les échantillons types et les échantillons figurés.

Les collections pétrographiques, placées dans une salle àpart, sont réactualisées et améliorées dans la perspective d’une exploitation pédagogique.

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Les fonds historiques et les collections scientifiques issues des travaux de recherche les plus récents (après 1975), déposés dans le sous-sol aménagé et partiellement équipé du bâtiment sont revisités et petit àpetit structurés en une lithothèque organisée.

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En 1992 puis les années suivantes, sous les toiles remises en place, est disposée une partie des meubles àvitrines destinés àrecevoir des éléments de collection correspondant aux thèmes illustrés par les artistes-peintres.

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La restructuration progressive des locaux se poursuivant, la partie ancienne du bâtiment est, en 1995, réhabilitée, réaménagée, pour recevoir les toiles restaurées mais non encore accrochées aux murs.

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Ouest-France 1992

Il est décidé de donner un accès direct àla galerie de minéralogie dont les vitrines sont réhabillées et d’ouvrir une grande salle destinée àcompléter la présentation muséographique existante.

Ainsi, dans le mobilier ancien conçu par Y. Milon et autour du décor mural de M. Méheut, sont placés des échantillons pétrographiques et paléontologiques, sont mises en valeur les pièces les plus intéressantes du fonds historique, augmentant considérablement en nombre et en qualité l’offre géologique.

Le laboratoire de géologie, aujourd’hui dénommé Géosciences Rennes, a su tirer parti de son prestigieux décor mural et de la richesse de ses collections pour bâtir un espace muséal au sein des locaux d’enseignement de l’Université.

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Bibliographie

HOULBERT C. 1933- Le Musée d’Histoire naturelle de la Ville de Rennes- guide historique et descriptif- origine et accroissement des principales Collections (1794-1928). Imp. Oberthür, Rennes, 242p.

HOULBERT C. 1934- Guide et Catalogue descriptif du Musée d’Histoire naturelle de la Ville de Rennes. Imp. Oberthür, Rennes, 50p.

MILON Y. 1939- Le nouvel Institut de Géologie de la faculté des sciences de Rennes. C.R.Soc.géol.minéral.Bretagne,1937,42-53.

MILON Y. 1939- L’Institut de Géologie de la Faculté des sciences de Rennes. La Nature, 3044,132-135.

PLAINE J. 1999- Regard sur les collections géologiques de Bretagne. Penn ar Bed,173-174,91-102.

BRUN J.P. & OLLIVIER M.A. 2000- 150 ans de géologie àRennes. Mém.Géosciences Rennes, hors-série n°3,105p.



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