Logo Geosciences

Partenaires

CNRS
Logo Rennes1
Logo OSUR
Logo Doc OSUR

Géosciences Rennes
UMR 6118
Université de Rennes1
Campus de Beaulieu
35042 Rennes Cedex

02 23 23 60 76


Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Accueil du site > Français > Les annonces de séminaires et thèses > Séminaire de Emilie THOMASSOT (CRPG, Nancy)

Séminaire de Emilie THOMASSOT (CRPG, Nancy)

Date : 10 novembre 2010, 11h

Titre : Les plus vieilles roches terrestres : ce qu’elles nous apprennent de l’environnement primitif.

Résumé : Etudier et comprendre l’environnement de surface terrestre aux époques les plus anciennes auxquelles l’enregistrement géologique nous permet d’accéder, soit possiblement aussi loin que 4,28 milliards d’années (Ga)…

L’objet de cet exposé est de dresser l’état des connaissances sur l’environnement de surface de la jeune Terre, c’est-à-dire sur la physico-chimie de ses enveloppes externes et sur les interactions entre ces différentes enveloppes. Dans la perspective de notre discipline scientifique qu’est l’exobiologie, cette connaissance est une étape nécessaire pour analyser et comprendre les conditions environnementale qui ont permis l’émergence de la vie et assuré son développement.

L’étude directe des archives géologiques terrestres permet potentiellement d’apporter un grand nombre d’informations. Elle est cependant fortement conditionnée par la préservation des terrains les plus anciens et notamment par celle des ensembles volcano-sédimentaires supracrustaux (i.e. reliquats de la partie externe de la surface terrestre), formés en interaction directe avec l’hydrosphère, l’atmosphère et éventuellement la biosphère.

A l’Archéen, quelques portions supracrustales sont connues notamment àBarberton, Afrique du Sud, Pilbara, Australie (3,5 Ga) ou au Groë nland (Isua à3,8 Ga). Leur étude a permis de préciser àla fois l’existence d’un océan, d’étudier sa physico-chimie et sa température (enregistré nous le verrons dans les sédiments chimiques), mais aussi d’utiliser la composition isotopique des sédiments pour tracer des portions de la chimie atmosphérique ou l’interaction avec la biosphère.

Pour l’Hadéen en revanche, la vaste majorité des connaissances est issue de l’étude de minéraux détritiques (les zircons) ayant cristallisés dans une roche ancienne aujourd’hui disparue. La découverte récente d’une ceinture supracrustale vieille de 4,3 Ga, àNuvvuagittuq, dans le nord du Québec, a permis d’étendre l’enregistrement géologique de plus de 0,5 Ga. L’étude géochimique des sédiments de Nuvvuagittuq sera présentée et je discuterai en particulier de la gamme de chimie atmosphérique restreinte qu’ils indiquent. Cette gamme, similaire àcelle connue tout au long de l’Archéen semble indiquer une stabilité très précoce des enveloppes externes de la jeune planète.

Lieu : Salle de Conférence du CAREN (bât. 14B, RDC)