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Séminaire de Thomas DEWEZ (BRGM, Orléans)

Date : 7 juillet 2010, 11h

Titre : De l’érosion semestriellle au recul millénaire d’une falaise côtière : l’exemple d’une falaise de craie de Normandie.

Lieu : Salle de Conférence du CAREN (bât. 14B, RDC)

Résumé : Le recul des falaises côtières fait peser un risque sur les constructions humaines disséminées au bord des côtes. L’évaluation de l’aléa est un des outils qui permet de gérer ce risque et une des tâches du BRGM est d’apporter un soutien scientifique aux pouvoirs publics face àce genre de phénomène. Malheureusement, les investigations et expertises suivant la survenance épisodique d’un évènement majeur ne permettent généralement pas d’appréhender les processus qui se cachent derrière ces phénomènes. Depuis 5 ans, la falaise de craie de Mesnil Val (Haute-Normandie) sert de laboratoire naturel pour évaluer l’aléa d’éboulement et quantifier le recul d’une falaise àdynamique rapide. Deux techniques ont été mises en oeuvre : les scans laser terrestres répétés tous les 6 mois, et la mesure de cosmonucléides pour évaluer l’érosion àl’échelle du millénaire (en collaboration avec Vincent Regard - LMTG Toulouse). Des scans laser, on a sorti des catalogues d’éboulements caractérisant leur localisation dans la falaise, formes et époque d’occurrence. Ceci permet d’examiner des processus couvrant plusieurs ordres de grandeur de taille (volume, quantité de recul...) et de temps (saisonnalité et récurrence annuelle moyenne). On en a déduit des relations probabilistes de récurrence, àla manière de la loi Guttenberg-Richter pour les séismes. Des mesures de concentration de 10Be piégé dans les silex affleurants sur le platier, on a ajusté un modèle de recul de la falaise depuis la transgression post-glaciaire. Les taux de recul millénaires ainsi calculés montrent que les taux mesurés àl’échelle de 30 ans sur base de photos aériennes sont déjàdes représentatifs de ceux ajustés sur 2000 à4000 ans. La combinaison de ces deux techniques permet d’évaluer la représentativité des mesures àcourt terme données par les scans laser ou l’étude de photos aériennes historiques et semble indiquer l’influence mineure des aménagements littoraux sur la dynamique de recul.