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Tanguy Le Borgne a obtenu le Prix Bretagne Jeune Chercheur

Hydrogéologue, physicien adjoint du CNAP, Tanguy Le Borgne travaille actuellement au CAREN/Observatoire de Rennes.

Il a obtenu le Prix Bretagne Jeunes Chercheurs 2010 décerné par la Région Bretagne (dans la catégorie "Climat, eau, mer et littoral")



Après sa thèse soutenue en 2004 àl’université de Rennes 1 (au laboratoire de Géosciences Rennes, sous la direction d’Olivier Bour et de Philippe Davy, Titre : Mesure et modélisation de l’hétérogénéité des écoulements dans les milieux géologiques), Tanguy Le Borgne a effectué deux années de postdoc àMontpellier et Barcelone, puis a été recruté comme physicien adjoint du Corps National des Astronomes et Physiciens (CNAP) pour coordonner le réseau national des sites de recherche en hydrogéologie H+. Ce statut, assez peu connu, est similaire àcelui d’un enseignant-chercheur : la différence est qu’une partie des enseignements est remplacée par des tâches d’observation. Cette position lui permet d’être àl’interface entre les recherches expérimentales et théoriques.

Il a publié 15 publications dans des revues internationales àcomité de lecture.

Sa thématique de recherches, son contexte sociétal

Les recherches qu’il a menées durant sa thèse et qu’il poursuit actuellement au CAREN/Observatoire de Rennes sont destinées àdévelopper des méthodes pour caractériser, modéliser et mieux gérer les ressources en eau souterraine. Tanguy s’intéresse plus particulièrement aux nouvelles ressources qui sont découvertes dans les roches fracturées (du type du socle granitique breton). Ces ressources, parfois très importantes, ont été négligées par le passé, en particulier en Bretagne, car ces roches étaient réputées imperméables. Leur exploitation nécessite toutefois la mise au point de méthodes d’imageries pour localiser les écoulements et de modèles numériques permettant de prédire l’impact de l’extraction, des changements climatiques, et les risques de pollution. Ces risques concernent notamment l’intrusion des eaux marines dans le cas des aquifères littoraux (problématique forcément capitale en Bretagne).

Dans cette optique, durant sa thèse et ses postdocs àMontpellier et Barcelone, il a participé àdeux projets européens Saltrans et Aliance destinés àcaractériser et modéliser les risques d’intrusion de l’eau de mer dans les aquifères côtiers. Les ressources des aquifères côtiers sont souvent les plus sollicitées et sont exploitées de manière intensive. La baisse des niveaux piézométriques (i.e. la baisse du niveau de la nappe) peut conduire àune intrusion de l’eau mer, souvent de manière irréversible. Dans ce cadre, il a travaillé sur des sites expérimentaux àPloemeur (dans le Morbihan) et àMajorque en Espagne.

Il est actuellement responsable de la coordination du service d’observation H+, qui est le réseau national des sites de recherche en hydrogéologie piloté par l’Observatoire de Rennes. Il participe au réseau Européen Marie Curie IMVUL (Towards improved groundwater vulnerability assessment), dont l’objectif est de former une quinzaine de doctorants européens dans le domaine de l’hydrogéologie. Deux doctorants àGéosciences Rennes, Maria Klepikova et Pietro de Anna, font leur thèse dans le cadre de ce projet. Par ailleurs, il vient de déposer un projet européen interreg avec des collaborateurs britanniques pour quantifier les risques liés aux changements climatiques sur la quantité et la qualité des ressources en eau souterraine en Bretagne et en Angleterre.

Ses recherches s’orientent actuellement vers trois directions principales :

- l’imagerie hydro-géophysique est une thématique qui a émergé au cours des dix dernières années. Il s’agit de coupler des mesures géophysique et hydrologique dans le but d’obtenir des meilleurs images des structures d’écoulement. Il encadre la thèse de Maria Klepikova (2009-2012) sur ce sujet et a démarré une collaboration avec Niklas Linde (Université de Lausanne), qui est un spécialiste de h’hydrogéophysique

- le transport réactif[ est l’étude des réactions chimiques ayant lieu dans un fluide en mouvement. Il encadre la thèse de Pietro de Anna (2009-2012) sur ce sujet, en collaboration étroite avec l’équipe du CSIC àBarcelone (Marco Dentz et Jesus Carrera)

- l’impact du changement climatique sur les ressources en eau souterraine est une thématique qui émerge des préoccupations sociétales. Il a déposé en 2009 un projet Européen interreg avec des collègues des universités de Brighton, East Anglia et Brest, afin d’étudier l’impact des changements climatiques prévus sur la quantité et la qualité des eaux souterraines en Bretagne et dans le sud de l’Angleterre.

Du point de vue de ses activités d’observation, Tanguy Le Borgne, avec ses collègues du CAREN/Observatoire de Rennes, a l’ambition de développer le service national d’observation H+ en dehors de nos frontières et d’en faire une référence internationale pour la recherche expérimentale en hydrogéologie.


Pour en savoir plus

Tanguy Le Borgne : tanguy.le-borgne@univ-rennes1.fr - 02 23 23 67 02 - page perso

Université de Rennes 1 : http://www.univ-rennes1.fr

CAREN / Observatoire de Rennes : http://osur.univ-rennes1.fr

Réseau national d’observation H+ : http://hplus.ore.fr